Château de Vaux à Sarroux en Corrèze

Château de Vaux

  • 19110 Sarroux
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
1368
Changement de seigneurie
1627
Construction du château actuel
1635
Cheminée datée
7 mars 1910
Décès de la dernière héritière
1926
Changement de propriétaire
14 octobre 1943
Rafle de Bort-les-Orgues
2002
Acquisition par la famille Bellanger
2017
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Sarroux-Saint-Julien. - Les façades et toitures du château de Vaux ainsi que la cage d'escalier, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. A 1240) : inscription par arrêté du 8 décembre 2017

Personnages clés

Pierre de Langlade Avocat au parlement de Bordeaux qui a reconstruit le château en 1627.
Anne de Langlade de Vaux Dernière héritière de la famille de Langlade, décédée en 1910.
Joseph Masson de Saint-Félix Notaire à Treignac et cousin des Langlade, propriétaire du château.
Marie Paule Elisabeth Masson de Saint-Félix Fille de Joseph Masson de Saint-Félix, propriétaire du château en 1926.

Origine et histoire Château Vaux

Le château de Vaux est une ancienne résidence seigneuriale du XIIe siècle située sur la commune de Sarroux‑Saint‑Julien, en Corrèze (Nouvelle‑Aquitaine), à 4 kilomètres au nord de Sarroux et à 4,9 kilomètres de Saint‑Julien‑près‑Bort. L'édifice actuel, de style Louis XIII, a été bâti au XVIIe siècle sur l'emplacement d'un château médiéval dont les pierres ont probablement été réutilisées. Jusqu'au XIVe siècle, la terre et la seigneurie de Vaux appartenaient à une famille auvergnate originaire de Fleurac, à Ydes ; en 1368 la seigneurie est cédée à la famille limousine des Lestranges. En 1627 la famille de Vernejoux vend le château à Pierre de Langlade, avocat au parlement de Bordeaux, qui érige le château tel qu'on le voit aujourd'hui. Le domaine resta dans la famille de Langlade jusqu'au début du XXe siècle ; la dernière héritière, Anne de Langlade de Vaux, s'éteignit le 7 mars 1910. Son époux céda une partie des terres à un prêtre qui fit édifier une église et un presbytère, et le château fut cédé à la famille de Joseph Masson de Saint‑Félix, notaire à Treignac et cousin des Langlade. En 1926, la fille de Joseph, Marie Paule Elisabeth, devint propriétaire, mais sa mort trois ans plus tard à l'âge de trente ans entraîna l'aliénation du domaine. Le château servit ensuite de résidence de campagne à la famille du directeur des tanneries de Bort, qui y fit d'importants travaux pour y introduire des éléments de confort du XXe siècle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le propriétaire fut déporté lors de la rafle de Bort‑les‑Orgues du 14 octobre 1943. Plus tard, la commune de Saint‑Cyr‑sur‑Loire acquit le château, qui devint pendant plusieurs décennies un centre d'accueil pour une colonie de vacances. Depuis 2002 la propriété est entièrement privée et appartient à la famille Bellanger. Le château de Vaux a été inscrit au titre des monuments historiques en 2017.

De qualité architecturale, l'édifice se distingue par sa façade principale ouvrant sur une prairie qui a sans doute remplacé d'anciens jardins ; les fenêtres du rez‑de‑chaussée et du premier étage encadrent symétriquement la porte d'entrée, complétées par des ouvertures en chien‑assis au niveau des combles. Deux échauguettes d'angle et une tour carrée à l'est achèvent le décor extérieur, la toiture étant en ardoise. À l'intérieur, un escalier monumental en pierre dessert l'étage et une cheminée au rez‑de‑chaussée porte la date de 1635.

Cette notice s'appuie en partie sur l'article de Jacqueline Dusart publié dans le Petit Journal du Plateau Bortois n°86 (mai 2022) ; pour approfondir, on peut consulter l'ouvrage de Jean‑Baptiste Champeval de Vyers, Le Bas‑Limousin seigneurial et religieux (1896‑1897, p. 367).

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