Propriété des Mincé Fin du XVe siècle (≈ 1595)
La forteresse médiévale appartenait à la famille de Mincé.
1651
Passage aux La Fage
Passage aux La Fage 1651 (≈ 1651)
La seigneurie passe par mariage à Jacques de La Fage.
1809
Décès du marquis
Décès du marquis 1809 (≈ 1809)
Victor Amédée de La Fage, marquis de Saint-Huruge, meurt.
1830
Construction du château
Construction du château 1830 (≈ 1830)
Jean-Raphaël Loustaneau fait construire le château actuel.
2000
Classement historique
Classement historique 2000 (≈ 2000)
Le château est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le cellier (ou cuverie) , le pigeonnier, les dépendances ; le parc et l'étang (cad. C 5, 6, 12 à 15, 456, 594, 595) : inscription par arrêté du 22 février 2000 - Le château en totalité, y compris les fossés et le pont, la cour nord, son bassin ; l'escalier à deux volées et le mur de soutènement (cad. C 594) : classement par arrêté du 10 juillet 2000
Personnages clés
Jean-Raphaël Loustaneau
Propriétaire ayant fait construire le château actuel en 1830.
Jacques de La Fage
Propriétaire de la seigneurie à partir de 1651.
Victor Amédée de La Fage
Marquis de Saint-Huruge, dernier propriétaire de la famille de La Fage.
Origine et histoire du Château de Vaux-sous-Targe
Le château de Vaux-sous-Targes se situe dans la commune de Péronne (Saône-et-Loire), en fond de vallée. Il a été bâti en 1830 sur l'emplacement d'une forteresse médiévale dont subsistent les douves et une partie orientale. À la fin du XVe siècle, la forteresse appartenait à la famille de Mincé; en 1651 la seigneurie passa par mariage à Jacques de La Fage, et Victor Amédée de La Fage, marquis de Saint-Huruge, mourut en 1809. Au début du XIXe siècle, Jean-Raphaël Loustaneau acquit le domaine et fit raser la forteresse, encore en assez bon état, puis le château actuel fut construit en 1830. Le domaine appartient aujourd’hui aux descendants des héritières du constructeur.
Le bâtiment est de style néo-classique avec des références italianisantes et présente un plan en H entouré de douves sur trois côtés, composé d’un corps de logis central et de deux ailes en retour sur les façades principales. La façade sud du corps central est précédée, au rez-de-chaussée, d’une galerie de sept arcades en plein cintre qui relie les ailes et supporte une terrasse bordée d’une balustrade; l’arcade centrale, plus large et encadrée de pilastres, dessert la porte d’entrée. Des entablements horizontaux surmontent les linteaux des fenêtres du premier étage, séparés du second par une corniche; les ailes sont couronnées de frontons et le corps central d’une balustrade, tandis que des pilastres marquent les angles et qu’une galerie sur colonnes règne au second étage nord. Les toits sont plats et l’architecte demeure inconnu.
Le décor intérieur, réalisé en partie par des peintres italiens, traduit le passage de l’esprit néo-classique à l’éclectisme sous la Monarchie de Juillet: les pièces conservent des tentures de 1830, un mobilier parisien et des éléments de style Restauration, ainsi que des décors de faux bois et de faux marbre, des plafonds peints d’inspiration pompéienne ou antique et des papiers peints de la maison Dufour, dont certains sont panoramiques. Le domaine comprend de nombreuses dépendances — celliers, cuverie, pigeonnier du XVIIe siècle — dont la répartition rappelle la conception d’une villa agricole italienne; des communs s’étendent à l’est. Les douves, conservées lors de la reconstruction, ont ensuite été asséchées et transformées en jardins.
Le château proprement dit est classé au titre des monuments historiques depuis juillet 2000; certains bâtiments annexes, le parc et l’étang sont inscrits depuis le 22 février 2000. Il s’agit d’une propriété privée qui ne se visite pas.