Vente à Henri de Marle 1401 (≈ 1401)
La seigneurie passe à Henri de Marle.
XVIIe siècle
Transformation du domaine
Transformation du domaine XVIIe siècle (≈ 1750)
Création d’un jardin à la française.
1830-1840
Rénovation néo-classique
Rénovation néo-classique 1830-1840 (≈ 1835)
Travaux menés par les Junquières.
1918
Quartier général du général Mangin
Quartier général du général Mangin 1918 (≈ 1918)
Préparation de la bataille de la Marne.
1943-1944
Rôle dans la Résistance
Rôle dans la Résistance 1943-1944 (≈ 1944)
Réquisition et saccage par les nazis.
1930 et 2009
Classements Monuments Historiques
Classements Monuments Historiques 1930 et 2009 (≈ 2009)
Château (1930) et parc (2009) protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château : inscription par arrêté du 5 avril 1930 - Le parc et jardin, avec ses fabriques, sa statuaire, ses murs de clôture et sauts-de-loup, les perspectives dites de Martin Crosne, de Galatée et du bois des Vignettes et la maison forestière (cad. F 19 à 23 ; E 23, 28, 35, 37) : inscription par arrêté du 27 juillet 2009
Personnages clés
Henri de Marle - Chancelier de France
Acquiert la seigneurie en 1401.
Guillaume de Marle - Prévôt des marchands (1560-1564)
Membre influent de la famille seigneuriale.
Aglaé Louise Léonore de Junquières - Propriétaire et rénovatrice
Transforme le château au XIXe siècle.
Général Charles Mangin - Stratège militaire
Y prépare la victoire de 1918.
Jacques de Kersaint - Résistant et propriétaire
Engagé dans le réseau Publican.
Information non disponible - Aucun personnage identifié
Sources insuffisantes pour citer.
Origine et histoire
Le château de Versigny, situé dans le département de l’Oise en région Hauts-de-France, trouve ses origines entre le XVe et le XVIIIe siècle. À l’origine, il s’agissait d’un domaine seigneurial appartenant à la famille de Laon, puis vendu en 1401 à Henri de Marle, futur Chancelier de France. Ses descendants, les Hector de Marle, conservèrent la seigneurie jusqu’à la fin du XVIIe siècle, occupant des fonctions prestigieuses comme prévôt des marchands ou président de la Chambre des Comptes. Le château médiéval, remplacé progressivement, présentait alors une cour fermée, un logis asymétrique et une basse-cour, avec une ferme adjacente dite du « Petit Hôtel ».
À partir des années 1830-1840, Jean Baptiste Isidore et Aglaé Louise Léonore de Junquières entreprirent une transformation majeure du château, lui donnant son aspect actuel. Les ailes asymétriques furent remplacées par des ailes perpendiculaires au logis, et les façades adoptèrent un style néo-classique inspiré d’Ange-Jacques Gabriel. Les armoiries des familles Junquières et Rouffiac, apposées sur les ailes sud et nord, rappellent cette période de rénovation. Le parc à la française, attribué sans preuve à André Le Nôtre, fut aménagé entre le XVIe et le XVIIIe siècle, avec des perspectives ordonnées et des fabriques comme une glacière, une grotte et une cascade.
Le château joua un rôle clé durant les conflits modernes. Pendant la Première Guerre mondiale, le général Mangin y établit son quartier général en 1918 pour préparer la seconde bataille de la Marne, un tournant décisif contre les Allemands. La Conférence de Versigny, tenue le 16 octobre 1918, y décida de l’engagement de la 10e armée française. Lors de la Seconde Guerre mondiale, le domaine fut réquisitionné par la Luftwaffe, puis saccagé par une brigade SS en représailles contre l’engagement dans la Résistance de Jacques de Kersaint, propriétaire et membre du réseau Publican. Après 1945, malgré l’absence de financements publics pour les dommages de guerre, la famille de Kersaint entreprit une rénovation de soixante ans, toujours en cours.
Le parc, inscrit aux Monuments Historiques en 2009, s’étendait initialement sur une centaine d’hectares, mêlant jardin à la française et à l’anglaise. Bien que partiellement abandonné au XXe siècle, sa restauration débuta dans les années 1980, malgré les dégâts causés par les tempêtes de 1987, 1993 et 1999. Aujourd’hui, le château et son parc, ouverts à la visite, témoignent de cette histoire riche, entre noblesse, architecture et engagements militaires.
La commune de Versigny, traversée par la Nonette, abrite également l’église Saint-Martin (XVe-XVIe siècles), classée Monument Historique, et le calvaire de Droizelles. Le village, rural et proche du parc naturel régional Oise-Pays de France, conserve des traces de son passé médiéval et seigneurial, tout en ayant joué un rôle discret mais significatif dans les deux guerres mondiales.
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