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Château de Vervant en Charente-Maritime

Charente-Maritime

Château de Vervant

    3 Rue du Château
    17400 Vervant

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1338
Première mention
1509
Mariage de Jeanne de La Rochandry
1606
Vente à Jean Boisseau
1792
Achat par Jean Martell
1940-1944
Réquisition allemande
1949
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Ybles de La Rochandry - Seigneur de Vervant (1338) Premier propriétaire mentionné.
Jean Boisseau - Propriétaire en 1606 Reçoit Louis XIII en 1621.
Jean Martell - Négociant en eaux-de-vie Acheteur en 1792.
Lodoïs de Senigon - Vicomte, restaurateur (XIXe) Rénovations majeures en 1870.
Roger de Senigon - Propriétaire pendant la guerre Château réquisitionné (1940-1944).
Jean Daugrois - Architecte Restauration post-Seconde Guerre.

Origine et histoire

Le château de Vervant, mentionné dès 1338, appartenait initialement à la famille de La Rochandry, un lignage puissant en Angoumois et Saintonge. En 1509, Jeanne de La Rochandry, dernière héritière, épouse Charles Poussard, transmettant ainsi le domaine à cette nouvelle famille. Leur fils, Louis Poussard, sans descendance, lègue Vervant à sa femme, Jeanne de Gontaud, qui le cède ensuite à Jean de Gontaud-Biron. Ce dernier vend la terre en 1606 à Jean Boisseau, qui y reçoit même le roi Louis XIII en 1621.

En 1720, le château passe entre les mains de Michel-Charles Amelot, marquis de Gournay, puis en 1735 à Antoine de Crès, dont le fils Louis le restaure avant de le céder en 1782 à sa fille et son gendre, les vicomtes de Sainte-Hermine. Ces derniers, préférant résider ailleurs, vendent Vervant en 1792 à Jean Martell, négociant en eaux-de-vie et fondateur de la célèbre maison Martell. Le château revient ensuite à son fils, Jean-Gabriel, qui le revend en 1816 à la comtesse Marie-Antoinette-Delphine de Goulard, héritière d’une ancienne famille propriétaire des lieux.

Au XIXe siècle, Lodoïs de Senigon, vicomte et époux de Marie-Caroline-Amélie Dupuy (héritière d’une dynastie de négociants en cognac), entreprend d’importantes restaurations à partir de 1870. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château, alors propriété de Roger de Senigon, est réquisitionné par les Allemands (1940-1944). Endommagé, il est restauré après-guerre grâce aux dommages de guerre, sous la direction de l’architecte Jean Daugrois. Les façades et toitures sont finalement classées monuments historiques en 1949.

Liens externes