Frise chronologique
893
Confirmation royale des possessions
Confirmation royale des possessions
893 (≈ 893)
Roi Eudes confirme le château à l’abbaye Saint-Médard.
22 mai 1048
Restitution au concile de Senlis
Restitution au concile de Senlis
22 mai 1048 (≈ 1048)
Retour du château à l’abbaye Saint-Médard.
XIIIe siècle
Construction du donjon
Construction du donjon
XIIIe siècle (≈ 1350)
Donjon de 25 mètres, remanié ultérieurement.
18 novembre 1919
Classement du donjon
Classement du donjon
18 novembre 1919 (≈ 1919)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Classé MH
Personnages clés
| Berthe - Princesse carolingienne |
Aurait cédé le château à l’abbaye. |
| Eudes - Roi des Francs (888-898) |
Confirme les possessions en 893. |
| Gui de Châtillon - Archevêque de Reims |
Souscrit la restitution en 1048. |
| Gébuin - Évêque de Laon |
Associé à la restitution de 1048. |
Origine et histoire
Le château de Vic-sur-Aisne, appelé Castrum Vici super Axonum, fut érigé sur une hauteur dominant la rive droite de l’Aisne, contrôlant un axe stratégique entre Amiens et Soissons. Selon les chroniques, il aurait été cédé à l’abbaye Saint-Médard de Soissons par la princesse Berthe, sœur de l’empereur Louis le Pieux, avant d’être confirmé comme possession monastique en 893 par le roi Eudes, qui le fit réparer et fortifier.
Au fil des Xe et XIe siècles, le château devint un enjeu de pouvoir entre les seigneurs de Coucy, les moines de Saint-Médard et les rois de France, changeant plusieurs fois de mains. Les moines finirent par le placer sous la protection des seigneurs de Pierrefonds, qui y maintinrent une garnison jusqu’au XIIIe siècle. Le site devint alors le siège d’une châtellenie, puis d’une vicomté vassale des comtes de Soissons.
Le donjon actuel, haut de 25 mètres, date du XIIIe siècle mais fut remanié aux XVe et XVIIIe siècles. Le château conserve également une enceinte médiévale, des douves, et des éléments architecturaux des XVIIe et XVIIIe siècles. Plusieurs parties du domaine, dont le parc et ses fabriques, sont protégées au titre des monuments historiques depuis le début du XXe siècle.
Les sources écrites mentionnent notamment sa restitution à l’abbaye Saint-Médard lors du concile de Senlis en 1048, sous l’archevêque Gui de Châtillon et l’évêque Gébuin de Laon. Ces conflits illustrent l’importance stratégique du site dans les rivalités féodales de la région.