Frise chronologique
XVIIe siècle
Construction du château
Construction du château
XVIIe siècle (≈ 1750)
Édifié sur ruines d’une forteresse médiévale.
1776
Acquisition par le marquis d’Aux
Acquisition par le marquis d’Aux
1776 (≈ 1776)
Changement temporaire de nom du domaine.
1914-1918
Centre de formation américain
Centre de formation américain
1914-1918 (≈ 1916)
Aumôniers militaires pendant la Première Guerre.
1940
Occupation allemande
Occupation allemande
1940 (≈ 1940)
Seconde Guerre mondiale, occupation dès 1940.
13 septembre 1984
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
13 septembre 1984 (≈ 1984)
Façades, toitures, escalier et douves protégés.
Fin du XIXe siècle
Retour au nom original
Retour au nom original
Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Le château redevient *Villaines*.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; escalier avec sa rampe en fer forgé ; douves avec leur pont ; fuie (cad. E 424, 426) : inscription par arrêté du 13 septembre 1984
Personnages clés
| Marquis d’Aux - Propriétaire en 1776 |
Acquiert la terre et renomme temporairement le château. |
| Famille de Gaignon - Ancien propriétaire |
Possédait la terre avant 1776. |
| Octave de Camps - Personnage fictif de Balzac |
Propriétaire dans *Madame Firmiani*, vendu à la Bande noire. |
Origine et histoire
Le château de Villaines, situé à Louplande dans le département de la Sarthe, est un édifice construit au XVIIe siècle sur les vestiges d’une ancienne forteresse du XIIe siècle. Ce monument allie architecture classique et éléments défensifs hérités du Moyen Âge, comme les douves et leur pont, encore visibles aujourd’hui. Le site est partiellement inscrit aux monuments historiques depuis 1984, et son parc de 15,2 hectares, classé depuis 1967, bénéficie du label Jardin remarquable.
La terre de Villaines, initialement propriété de la famille de Gaignon, fut acquise en 1776 par le marquis d’Aux, donnant temporairement son nom au château. À la fin du XIXe siècle, le domaine retrouva son appellation originale. Pendant la Première Guerre mondiale, il servit de centre de formation pour les aumôniers militaires américains. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il fut occupé par les troupes allemandes dès 1940.
Le château est également lié à la littérature : Honoré de Balzac y situe, dans Madame Firmiani, la propriété d’Octave de Camps, contraint de la vendre à la Bande noire, un groupe spéculatif du XIXe siècle. Les protections légales couvrent les façades, toitures, l’escalier en fer forgé, ainsi que la fuie (pigeonnier), témoignant de son importance patrimoniale.
Les éléments architecturaux protégés incluent aussi les douves et leur pont, tandis que le parc, d’une superficie de 15,2 hectares, est classé pour sa valeur paysagère. Le jardin, distingué par le label Jardin remarquable, renforce l’attrait touristique et historique du site, ancré dans le patrimoine sarthois et ligérien.