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Château de Villaumaire à Huismes en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Villaumaire

    Château de Villaumaire 
    37420 Huismes
Château de Villaumaire
Château de Villaumaire

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
700
1000
1100
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Ve-VIe siècle
Résidence des gouverneurs mérovingiens
Xe siècle
Donation à l’Église de Tours
1448
Première possession privée
1648
Changement de famille noble
XIXe siècle
Transformations architecturales majeures
1923
Rénovation intérieure
2019
Campagne de restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Martin Péquineau - Maître de l’Artillerie Royale Premier seigneur privé connu (1448).
Maurice d’Aubéry - Noble et propriétaire Acquiert le château en 1648.
Princesse de La Trémoïlle - Mécène et restauratrice Modernise les intérieurs en 1923.
François Rabelais - Écrivain humaniste Mentionne le château dans *Gargantua*.
Famille Vitali - Propriétaires actuels Restauration depuis 1959.

Origine et histoire

Le château de Villaumaire, situé à Huismes en Indre-et-Loire, trouve ses origines sur des fondations gallo-romaines, comme en témoigne son nom dérivé du latin Villa Majoris (« ferme principale »). Les premières traces écrites suggèrent qu’entre le Ve et le VIe siècle, il aurait abrité les gouverneurs mérovingiens du district du Véron. Au Xe siècle, le domaine est cédé par le roi Charles le Simple au chapitre de l’Église de Tours, puis confirmé en 1157 par Louis VII. L’archevêque Jean de la Faye y installe même un magistrat ecclésiastique nommé « Maire » au XIIIe siècle, faisant du château une possession religieuse pendant près de cinq siècles.

La transition vers une propriété privée débute en 1448, lorsque Martin Péquineau, maître de l’artillerie royale de Charles VII, en devient le seigneur par son mariage. Le château reste dans sa famille jusqu’en 1648, période durant laquelle Rabelais le mentionne dans ses écrits, associant son seigneur à des épisodes de Gargantua et y situant la demeure du poète Raminagrobis. En 1648, Maurice d’Aubéry, fils d’un ministre d’Henri IV et Louis XIII, acquiert le domaine, qui passe ensuite par alliances entre familles nobles (Gault de la Galmandière, Levesque des Varannes) jusqu’au XIXe siècle.

Les transformations architecturales majeures interviennent aux XIXe et XXe siècles : la façade sud devient principale avec l’ajout de tours et d’un portail, tandis que l’aile ouest est remodelée pour intégrer des pavillons. En 1923, la princesse de La Trémoïlle, veuve du duc d’Estrées, modernise les intérieurs en remplaçant les décors « troubadours » par des styles XVIIe et XVIIIe. Après des décennies d’abandon, le château est sauvé en 1959 par la famille Vitali, qui lance en 2019 une campagne de restauration participative pour préserver ce patrimoine marqué par l’histoire religieuse, militaire et littéraire de la Touraine.

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