Origine et histoire du Château de Villebadin
Le château de Villebadin est un manoir construit à la fin du règne d’Henri IV (début XVIIe siècle), puis remanié aux XVIIIe et XIXe siècles. Il se distingue par son plan en équerre, ses deux étages, et une entrée marquée par des pilastres classiques. Entouré de larges douves, il est relié à l’extérieur par un pont en arcades. Ce site était initialement une ancienne maison forte, transformée en gentilhommière par la famille des Flers au XVIIe siècle.
Les communs, édifiés dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, forment un ensemble architectural remarquable. Les écuries, disposées en équerre, présentent un porche surmonté d’un fronton arrondi, tandis que le colombier, intact, conserve ses boulins et son échelle tournante. Le domaine a appartenu aux familles de Mauvoisin (XVe–XVIIe siècles) et La Motte-Ango (XVIIIe–XIXe siècles), reflétant l’évolution sociale et architecturale de la noblesse normande.
Classé monument historique en 1978, le château protège ses façades, toitures des communs, écuries et colombier. Son histoire illustre les transitions entre maison forte médiévale, manoir Renaissance et résidence aristocratique des Lumières, tout en conservant des éléments défensifs comme les douves. La localisation à Gouffern en Auge, dans l’Orne, en fait un témoin du patrimoine rural normand.
Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) soulignent son importance architecturale et historique, bien que certaines précisions locales, comme l’usage actuel (visites, hébergement), restent non documentées dans les textes de référence. La précision de sa localisation géographique est estimée médiocre (niveau 5/10), selon les données Mérimée.
Le château s’inscrit dans un contexte régional marqué par la présence de nombreuses gentilhommières et châteaux, typiques de la Basse-Normandie. Ces résidences reflétaient le pouvoir local des familles nobles, souvent liées à l’administration royale ou aux activités agricoles. Villebadin, avec ses communs étendus, suggère une exploitation agricole organisée, courante parmi l’aristocratie provinciale de l’Ancien Régime.
L’inscription aux monuments historiques en 1978 a permis de préserver cet ensemble, caractéristique des transformations architecturales entre XVIIe et XVIIIe siècles. Les éléments protégés (colombier, écuries, façades) témoignent de l’importance accordée à la fois à l’habitat seigneurial et aux dépendances, essentielles au fonctionnement d’un domaine rural d’envergure.