Frise chronologique
1222
Fondation médiévale
Fondation médiévale
1222 (≈ 1222)
Construction par Jacques de Villemesle sur site gallo-romain.
1403
Mention comme « mote »
Mention comme « mote »
1403 (≈ 1403)
Acte décrivant droits de justice et structure fortifiée.
1665
Reconstruction post-guerre
Reconstruction post-guerre
1665 (≈ 1665)
René des Loges relève les murs après destruction.
XVIIIe siècle
Transformation classique
Transformation classique
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout des communs et suppression des dépendances.
2 mars 1992
Protection officielle
Protection officielle
2 mars 1992 (≈ 1992)
Inscription partielle aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château ; boiseries et cheminées du salon du XVIIIe siècle ; escalier en bois à balustres du XVIIe siècle ; façades et toitures des communs ; douves et terre-plein avec ses deux ponts ; grille d'honneur en fer forgé ; colombier (cad. A 144, 145, 154, 222) : inscription par arrêté du 2 mars 1992
Personnages clés
| Jacques de Villemesle - Premier seigneur |
Fonda le château en 1222 sur site antique. |
| René des Loges - Seigneur et maréchal |
Reconstruit le château en 1665 après ruines. |
| André Le Nôtre - Paysagiste (attribution incertaine) |
Plans possibles pour la forme actuelle (source : abbé Peschot). |
| Claude Thiroux - Seigneur au XVIIIe siècle |
Période des transformations architecturales majeures. |
Origine et histoire
Le château de Villemesle trouve ses origines sur un site gallo-romain nommé Villa Merula (« la maison des merles »). En 1222, Jacques de Villemesle, premier seigneur, y érige une forteresse mentionnée en 1403 comme « mote de Villemesle », dotée de droits de haute, moyenne et basse justice. Détruit pendant la guerre de Cent Ans, le domaine reste en ruines jusqu’en 1665, date à laquelle René des Loges, seigneur et maréchal des armées du Roi, entreprend sa reconstruction.
Au XVIIe siècle, le château prend sa forme actuelle, avec des modifications majeures au siècle suivant : suppression des dépendances médiévales et construction des communs dans l’avant-cour, possiblement selon les plans d’André Le Nôtre (selon l’abbé Peschot). Les douves, les grilles en fer forgé et les façades, typiques de l’architecture classique, sont protégées depuis 1992. L’intérieur conserve des boiseries des XVIIIe et XIXe siècles, tandis qu’un pavillon nord, partiellement effondré, témoigne des vestiges anciens.
Le château a connu une succession de seigneurs influents, dont les familles des Loges, L’Hospital, ou Thiroux, qui marquèrent son histoire entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Lié aux seigneuries de Boisgasson, Langey et Bouffry, le domaine illustre l’évolution des résidences aristocratiques en Eure-et-Loir, entre fonction défensive médiévale et résidence d’agrément classique. Aujourd’hui propriété privée, il reste un exemple remarquable du patrimoine castrale régional.