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Château de Villeneuve-la-Comtesse en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Villeneuve-la-Comtesse

    51 D150
    17330 Villeneuve-la-Comtesse
Propriété privée
Château de Villeneuve-la-Comtesse
Château de Villeneuve-la-Comtesse
Château de Villeneuve-la-Comtesse
Château de Villeneuve-la-Comtesse
Crédit photo : rosier - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1235
Première mention écrite
1360
Passage sous domination anglaise
vers 1420
Retour à la couronne française
XVe siècle
Reconstruction et logis Renaissance
1621
Siège huguenot repoussé
XVIe siècle
Ajout d’un logis Renaissance
1792
Vente comme bien national
1843
Changement de propriétaires
1949
Inscription aux monuments historiques
2022
Aide du Loto du patrimoine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château, à l'exception du bâtiment récent : inscription par arrêté du 14 septembre 1949

Personnages clés

Raoul Ier d’Exoudun - Seigneur et ancêtre des Lusignan Premier seigneur attesté en 1235.
Alix d’Eu - Comtesse et épouse de Raoul Ier Confirme les droits des habitants.
Christin Chamber’s (de la Chambre) - Capitaine de Charles VII Reconstruit le château après 1420.
François de La Laurencie - Seigneur et défenseur du château Récompensé par Henri III en 1580.
Charles-Eutrope de La Laurencie - Évêque de Nantes Opposant au Concordat de Napoléon Ier.
Christin Chamber’s - Capitaine de Charles VII Reconstruit le château vers 1420.

Origine et histoire

Le château de Villeneuve-la-Comtesse, situé au sud du village éponyme en Charente-Maritime, trouve ses origines au XIVe siècle. Son histoire est liée à la famille des Lusignan, puis des Brienne, avant de passer sous domination anglaise en 1360 lors du traité de Brétigny. Le site fut ensuite reconstruit par Christin Chamber’s, capitaine de la garde de Charles VII, après son retour à la couronne de France vers 1420. Ce dernier, dont la famille francisa son nom en « de la Chambre », entreprit des travaux majeurs pour donner au château son aspect actuel.

Pendant la guerre de Cent Ans, le château fut un enjeu stratégique, passant des mains françaises à anglaises avant d’être restauré sous Charles VII. La famille de la Chambre, puis par alliance les La Laurencie, en devinrent propriétaires jusqu’au XIXe siècle. Ces derniers ajoutèrent un logis Renaissance au XVIe siècle, détruit plus tard par un incendie. Le château servit aussi de garnison face aux assauts huguenots aux XVIe et XVIIe siècles, résistant vaillamment comme en 1621, où ses défenseurs refusèrent de se rendre.

À la Révolution, le château fut vendu comme bien national avant d’être racheté par la famille de La Laurencie, qui le conserva jusqu’en 1843. Transformé en exploitation viticole au XIXe siècle, il subit les conséquences du phylloxéra en 1875. Au XXe siècle, des restaurations successives (1936, 1968) permirent de préserver ses remparts, son pont-levis et ses murs d’enceinte. En 2022, il bénéficia d’une aide de 300 000 euros dans le cadre du Loto du patrimoine pour consolider ses remparts.

Architecturalement, le château se distingue par son terre-plein de 48x58 mètres, entouré de fossés de 15 mètres de large. Le châtelet d’entrée, initialement haut de 28 mètres, domine la façade nord, flanqué de deux tours aux angles sud. L’enceinte, datant probablement du XIVe siècle, inclut des courtines de 10 mètres de hauteur. Le site, inscrit aux monuments historiques en 1949, conserve aussi un pigeonnier du XVIIe siècle, symbole du droit de haute justice seigneuriale.

Les familles nobles associées au château, comme les Lusignan, les Brienne, les de la Chambre et les La Laurencie, marquèrent son histoire par leur engagement militaire ou religieux. Parmi elles, Charles-Eutrope de La Laurencie, évêque de Nantes au XVIIIe siècle, refusa le Concordat napoléonien et s’exila en Angleterre. Une plaque dans l’église locale commémore sa mémoire. Aujourd’hui, le château reste un témoignage des luttes médiévales et des transformations architecturales à travers les siècles.

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