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Château de Villeneuve-Lembron dans le Puy-de-Dôme

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château Médiéval et Renaissance
Puy-de-Dôme

Château de Villeneuve-Lembron

    14 Route de Lembron
    63340 Villeneuve
Château de Villeneuve-Lembron
Château de Villeneuve-Lembron
Château de Villeneuve-Lembron
Château de Villeneuve-Lembron
Château de Villeneuve-Lembron
Château de Villeneuve-Lembron
Château de Villeneuve-Lembron
Château de Villeneuve-Lembron
Château de Villeneuve-Lembron
Château de Villeneuve-Lembron
Château de Villeneuve-Lembron
Château de Villeneuve-Lembron
Crédit photo : Loulousteph - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
fin XVe siècle
Construction du château
début XVIe siècle
Passage aux Montmorin
1643
Acquisition par Isaac Dufour
25 mai 1926
Classement monument historique
1937
Don à l’État
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château, avec sa décoration intérieure, ses fossés, la porte d'entrée de la ferme voisine et la salle voûtée ornée de peintures située à droite de cette porte d'entrée en bordure de la voie publique : classement par arrêté du 25 mai 1926

Personnages clés

Rigaud d’Aureille - Bailli des montagnes d’Auvergne et maître d’hôtel royal Commanditaire du château à la fin du XVe siècle.
Gaspard de Montmorin - Membre de la famille Montmorin Ajouta des décors peints au XVIe siècle.
Isaac Dufour - Trésorier de France à Riom Transforma la cour et les intérieurs en 1643.
Georges Tixier - Dernier propriétaire privé Fit don du château à l’État en 1937.
Élisabeth Catherine Dufour de Villeneuve - Héritière et épouse de Michel Pellissier de Féligonde Transmit le château à la famille Pellissier.

Origine et histoire

Le château de Villeneuve-Lembron fut construit à la fin du XVe siècle pour Rigaud d’Aureille, bailli des montagnes d’Auvergne et maître d’hôtel des rois Louis XI à François Ier. Ce personnage influent, également ambassadeur auprès de Maximilien d’Autriche, marqua l’histoire du lieu par son rôle politique et son goût pour les arts, comme en témoignent les premiers décors peints encore visibles aujourd’hui.

Au début du XVIe siècle, la terre de Villeneuve passa à la famille des Montmorin. Gaspard de Montmorin enrichit le château de peintures murales, notamment dans la salle d’apparat et les écuries, où subsistent des représentations mythologiques et des scènes satiriques. Ces ajouts reflètent l’évolution des goûts artistiques vers la Renaissance, tout en conservant des traces de l’imaginaire médiéval, comme les fresques humoristiques de la cour intérieure.

En 1643, Isaac Dufour, trésorier de France à Riom, acquit le domaine et entreprit d’importants travaux : transformation de la cour intérieure, ajout d’une galerie à portique, et décoration des plafonds et cheminées du premier étage. Le château changea ensuite de mains par alliances matrimoniales, passant aux Pellissier de Féligonde au XVIIIe siècle, puis aux barons de Thuret jusqu’en 1919. Ces familles contribuèrent à préserver et embellir le monument, comme en attestent les huit portraits des Pellissier de Féligonde récemment réinstallés dans le salon blanc.

Classé monument historique en 1926 pour ses fossés, sa porte d’entrée, et ses décors intérieurs, le château fut donné à l’État en 1937 par son dernier propriétaire privé, Georges Tixier. Depuis, le Centre des monuments nationaux en assure la gestion, menant des restaurations majeures tout en ouvrant le site au public. Son architecture, mêlant éléments défensifs médiévaux (tours rondes, fossés) et aménagements de plaisance (galeries, peintures), en fait un témoin rare de la transition entre deux époques.

Les décors intérieurs constituent l’un des atouts majeurs du château. La voûte des écuries oppose allégoriquement le bien et le mal, tandis que les embrasements des fenêtres abritent des figures de la mythologie romaine. La cour, ornée de fresques satiriques comme le dit de la Bigorne ou celui de l’astrologue, illustre la persistance des thèmes médiévaux dans un cadre Renaissance. Ces peintures, étudiées par des historiens comme F. Enaud ou Annie Bohat-Regond, soulignent l’importance artistique du site.

Liens externes