Origine et histoire du Château de Villers-Châtel
Le château de Villers-Châtel est une ancienne forteresse du XIVe siècle, de plan quadrangulaire entourée de tours rondes et d’un donjon rectangulaire. La tour ronde occidentale, appelée « le fort », est la partie médiévale encore debout. En 1750, une partie du château est démolie et reconstruite, dont il reste la façade d’entrée. Au XIXe siècle, le baron Béthune, architecte belge, ajoute une chapelle néo-gothique (1860), une galerie troubadour et une aile en retour d’équerre avec un donjon carré.
Pendant la Première Guerre mondiale, le château sert d’infirmerie militaire. Il est occupé successivement par les Anglais et les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale. Une ferme modèle, reconstruite après 1918, et un verger-potager clos complètent l’ensemble. Le château, partiellement inscrit aux monuments historiques en 2004, abrite aujourd’hui des chambres d’hôtes.
À l’origine, la forteresse appartenait au seigneur de Gournay lors du siège d’Arras en 1414. Elle change de mains à plusieurs reprises : la famille de Habarcq la possède jusqu’au XVIe siècle, puis elle passe aux mains de Gilles de Lens, des familles de Marquais, de Cassina, de La Haye, de Lannoy et de Haynin. En 1747, Nicolas Mazel de Leval l’achète et le transforme profondément.
Sous l’Ancien Régime, Villers-Châtel relève de la province d’Artois et de la coutume locale instituée en 1535. La commune, initialement rattachée à Mingoval, devient indépendante entre 1793 et 1801. Le général Barbot, commandant la 77e division alpine, y meurt en 1916 après y avoir été transporté blessé.
Le parc du château, avec sa clôture et ses grilles, ainsi que le jardin potager et la chapelle néo-gothique, font partie des éléments protégés depuis 2004. La chapelle, œuvre du baron Béthune, est notable pour son décor intérieur. Une grotte de Lourdes a également été édifiée dans le parc, reflétant les ajouts éclectiques des XIXe et XXe siècles.