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Château de Villiers à Draveil dans l'Essonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de plaisance

Château de Villiers à Draveil

  • 3 Avenue de Villiers
  • 91210 Draveil
Château de Villiers à Draveil
Château de Villiers à Draveil
Château de Villiers à Draveil
Château de Villiers à Draveil
Château de Villiers à Draveil
Château de Villiers à Draveil
Château de Villiers à Draveil
Château de Villiers à Draveil
Château de Villiers à Draveil
Château de Villiers à Draveil
Château de Villiers à Draveil
Château de Villiers à Draveil
Château de Villiers à Draveil
Crédit photo : Chabe01 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
91210 Draveil, 3 Avenue de Villiers

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
1700
1800
1900
2000
12-13 juillet 2011
Chute de la météorite de Draveil
1782
Reconstruction du château
18 mai 1942
Classement du parc
18 juin 1949
Inscription aux Monuments Historiques
1987
Acquisition par la municipalité
1991
Transformation en médiathèque
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures du château ainsi que les pavillons d'entrée et les boiseries d'origine : inscription par arrêté du 18 juin 1949

Personnages clés

Comte de Bombelles - Propriétaire et reconstructeur Rebâtit le château en 1782.
Charles-Guillaume Gamot - Préfet de l’Yonne Propriétaire durant le Premier Empire.
Famille Pecoul - Propriétaire martiniquais Acquiert le domaine en 1837.
André Thouin - Botaniste et paysagiste Réaménage le parc au XIXe siècle.
Édouard André - Paysagiste Réaménage le parc en 1900.

Origine et histoire du Château de Villiers

Le château de Villiers, situé à Draveil en Île-de-France, est un édifice emblématique des 4e quarts des XVIe et XVIIIe siècles. À l’origine, une maison de campagne détruite par un incendie fut reconstruite en 1782 par le comte de Bombelles dans un style Louis XVI. Le domaine, acquis en 1837 par la famille Pecoul, originaire de Martinique et propriétaire de plantations de canne à sucre, connut plusieurs transformations architecturales et paysagères. Le parc, initialement aménagé à la française, fut redessiné « à l’anglaise » au XIXe siècle par le botaniste André Thouin, puis réaménagé en 1900 par Édouard André.

Durant le Premier Empire, le château appartint au préfet de l’Yonne, Charles-Guillaume Gamot. En 1954, la famille d’Origny le céda à la Caisse des dépôts et consignations, qui le transféra à la municipalité de Draveil en 1987. Depuis 1991, le château abrite une médiathèque, tandis que son parc, classé en 1942, fut partiellement loti dans les années 1960 pour construire 440 logements. Les façades, toitures et pavillons d’entrée furent inscrits aux monuments historiques en 1949.

L’architecture du château se distingue par un corps central encadré de deux pavillons d’époque Henri IV, remaniés au XVIIIe siècle. La façade Est, ornée d’un fronton triangulaire, contraste avec la façade Ouest, décorée d’une allégorie de Cérès, déesse de l’agriculture. Derrière l’aile gauche, une cour entoure les communs, une orangerie et un pigeonnier. Le parc, autrefois traversé par un ruisseau et agrémenté de pièces d’eau, conserve un plan d’eau alimenté par une source en forme de grotte.

Le domaine fut également le théâtre d’événements culturels, comme une exposition sur les météorites en 2012, mettant en valeur des spécimens rares, dont la météorite de Draveil tombée en 2011. Deux fragments de cette météorite, pesant 205,9 g et 87 g, furent retrouvés dans la commune. Cette exposition s’accompagna de présentations sur l’astronomie, les minéraux et les fossiles, soulignant l’engagement du château dans la diffusion scientifique.

Le fief de Villiers, initialement propriété de l’abbaye de Saint-Victor de Paris au XIIe siècle, fut rattaché au parc du château seigneurial de Draveil en 1732 après son acquisition par le fermier général Marin de La Haye. L’allée des Tilleuls, plantée sous Louis XIV, et les pavillons d’entrée, témoins de l’ancienne demeure, rappellent l’évolution historique du site, marqué par des transformations successives et une adaptation aux besoins contemporains.

Liens externes

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