Frise chronologique
1173
Première mention du château
Première mention du château
1173 (≈ 1173)
Sentinelle sur la route Saint-Chamond-Rhône.
XVIIe siècle
Propriété de Claude de L’Estang
Propriété de Claude de L’Estang
XVIIe siècle (≈ 1750)
Puis héritage des Grolée et Sénozan.
4e quart XVIe – début XVIIe siècle
Reconstruction par Jean de Fay
Reconstruction par Jean de Fay
4e quart XVIe – début XVIIe siècle (≈ 1779)
Transformation en demeure de plaisance et défense.
1794
Guillotine de Sabine de Sénozan
Guillotine de Sabine de Sénozan
1794 (≈ 1794)
Fin de la lignée Sénozan.
fin XIXe siècle
Restauration néo-médiévale
Restauration néo-médiévale
fin XIXe siècle (≈ 1995)
Tour sud-ouest transformée par Jullien.
2001
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
2001 (≈ 2001)
Protection du vieux château et chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le vieux château (cad. AP 12) et la chapelle (cad. AP 13) : inscription par arrêté du 22 février 2001
Personnages clés
| Jean de Fay - Seigneur et reconstructeur |
Fait rebâtir le château fin XVIe siècle. |
| C. Tisseur - Architecte |
Dirige la reconstruction sous Jean de Fay. |
| Claude de L’Estang - Propriétaire au XVIIe siècle |
Précède les Grolée et Sénozan. |
| Joseph François de Grolée - Comte de Viriville, héritier |
Transmet le château aux Sénozan. |
| Sabine Olivier de Sénozan - Dernière héritière Sénozan |
Guillotinée en 1794 pendant la Révolution. |
| Duc de Talleyrand - Propriétaire post-Révolution |
Hérite du château via son épouse. |
| Alexandre Jullien - Restaurateur du XIXe siècle |
Transforme la tour en style néo-médiéval. |
Origine et histoire
Le château de Virieu, situé à Pélussin dans le département de la Loire, est un monument dont les origines remontent au moins à 1173. À cette époque, il servait de sentinelle avancée pour contrôler les communications entre Saint-Chamond et le Rhône. Ce rôle défensif explique ses caractéristiques architecturales initiales, comme les échauguettes, les mâchicoulis et une tour de guet, typiques des châteaux forts médiévaux.
Au 4e quart du XVIe siècle ou au début du XVIIe siècle, Jean de Fay entreprend la reconstruction de la maison seigneuriale, la transformant partiellement en résidence de plaisance tout en conservant ses fonctions défensives. L’architecte C. Tisseur dirige ces travaux. Le château adopte alors un plan composé d’un corps de logis flanqué de deux tours rondes. La tour sud-ouest sera plus tard modifiée en style néo-médiéval à la fin du XIXe siècle par Alexandre Jullien, reflétant le goût romantique de l’époque pour le Moyen Âge.
La chapelle atteste aussi de cette histoire mouvementée. Construite au XVIIe siècle, elle porte une inscription rappelant sa fondation. Son décor intérieur, en revanche, date du XIXe siècle, illustrant les remaniements successifs du site. Le château change plusieurs fois de mains au fil des siècles : après Claude de L’Estang (XVIIe siècle), il passe aux mains de Joseph François de Grolée, comte de Viriville, puis, par mariage, à la famille Olivier de Sénozan. Quatre générations de cette lignée s’y succèdent jusqu’à la Révolution française.
La période révolutionnaire marque un tournant tragique : Sabine Olivier de Sénozan, dernière héritière, est guillotinée en 1794. Le château échoit alors à son époux, le duc de Talleyrand (1762–1838), avant d’être transmis à leur fille Mélanie, épouse du duc de Noailles. Ces alliances nobles soulignent l’importance stratégique et sociale du domaine à travers les époques. Enfin, le château est inscrit aux monuments historiques en 2001, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
Aujourd’hui, le château de Virieu appartient à une société privée. Son architecture mêle ainsi des éléments défensifs médiévaux, des ajouts Renaissance et des réinterprétations du XIXe siècle, témoignant de près de neuf siècles d’histoire locale et nationale.