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Château de Viven dans les Pyrénées-Atlantiques

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Viven

    Le Bourg
    64450 Viven
Propriété privée
Crédit photo : Jean de Latapie - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle (vers 1360)
Construction du manoir médiéval
1576
Transmission aux d’Arros
1608
Reconstruction partielle
1756–1793
Reconstruction totale
1807
Vente après la Révolution
1810
Don de Napoléon Ier
1989
Classement monument historique
2006
Label *« Jardin remarquable »*
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château et de l'ensemble des communs, y compris la maison en adobe ; grand salon, salle de billard et salle à manger avec leur décor intérieur ; terrasses avec les vestiges du jardin de buis taillés ; pigeonnier (cad. A 254 à 256, 626) : inscription par arrêté du 22 novembre 1989

Personnages clés

Jean-César de Mesplès - Marquis et président du Parlement de Navarre Commanditaire du château actuel (1756).
Bertrand d’Arros - Seigneur huguenot Reconstruit le manoir en 1608.
Jean de Navailles - Trésorier général des Antilles Propriétaire sous le Premier Empire.
Louis dit *« le nègre de Viven »* - Ancien esclave affranchi Inhumé près de Navailles (1847).

Origine et histoire

Le château de Viven trouve ses origines sur un site occupé dès l’Antiquité par une domus romaine, offerte à un officier. Au XIVe siècle, la famille de Barzun y érige un manoir, remplacé en 1576 par les d’Arros, seigneurs huguenots. Bertrand d’Arros, partisan des guerres de Religion, reconstruit partiellement la demeure en 1608 pour 9 000 livres tournois, avant que le domaine ne passe aux mains du marquis Jean-César de Mesplès au milieu du XVIIIe siècle.

En 1756, le marquis de Mesplès, président du Parlement de Navarre, entreprend la reconstruction totale du château sur les fondations médiévales, mobilisant artisans béarnais et cagots. Les travaux s’achèvent avant 1793, date à laquelle le couple fuit la Révolution. Le domaine, vendu après la mort de la marquise en 1807, serait ensuite offert par Napoléon Ier à Jean de Navailles, trésorier des Antilles, en récompense de ses services lors de la prise de la Guadeloupe en 1810.

Au XIXe siècle, Jean de Navailles emploie des esclaves affranchis pour l’entretien du domaine, dont Louis dit « le nègre de Viven » (1754–1847), inhumé à ses côtés — un cas rare pour l’époque. Le château, marqué par des boiseries et décors des années 1750–1760, devient un lieu de réception pour des figures comme le cardinal d’Astros ou Pierre Loti. Classé monument historique en 1989, il est restauré depuis 1982 par la famille Graciet, qui l’ouvre au public.

L’édifice actuel, organisé autour d’un logis à deux niveaux et comble, conserve des communs en « L », un bassin restauré en 1990, et des jardins labellisés « Jardin remarquable » en 2006. Le pigeonnier, vestige du château féodal, et les décors intérieurs (grand salon, salle de billard) témoignent de son prestige. Le domaine, toujours privé, accueille visites, concerts et expositions.

Liens externes