Frise chronologique
1242–1248
Construction du premier château
Construction du premier château
1242–1248 (≈ 1245)
Édifié pour Arnoux II, seigneur de Volkrange.
XVIe siècle
Reconstruction du logis
Reconstruction du logis
XVIe siècle (≈ 1650)
Gros œuvre et voûtes actuelles datent de cette période.
1671
Restauration post-Guerre de Trente Ans
Restauration post-Guerre de Trente Ans
1671 (≈ 1671)
Menée par Jean de Pouilly après les dégâts.
1741
Construction des dépendances
Construction des dépendances
1741 (≈ 1741)
Écuries et pigeonnier ajoutés à l’ouest et au nord.
1841
Nouveau logis pour Barthélemy Bompard
Nouveau logis pour Barthélemy Bompard
1841 (≈ 1841)
Acquisition et extension côté est de la cour.
1996
Rachat par la ville de Thionville
Rachat par la ville de Thionville
1996 (≈ 1996)
Ouverture au public et gestion associative.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château en totalité avec son ancienne motte et fossés qui les entourent, ainsi que façades et toitures des communs et du colombier (cad. CS 17, 19, 20) : inscription par arrêté du 8 octobre 1984
Personnages clés
| Arnoux II - Seigneur de Volkrange |
Commanditaire du premier château (1242–1248). |
| Jean de Pouilly - Propriétaire et restaurateur |
Restaure le logis après la Guerre de Trente Ans (1671). |
| Barthélemy Bompard - Propriétaire au XIXe siècle |
Fait construire le nouveau logis en 1841. |
Origine et histoire
Le château de Volkrange trouve ses origines au XIIIe siècle (1242–1248), lorsqu’Arnoux II, seigneur de Volkrange, y érige un premier château fort sur une plate-forme rectangulaire ceinte de douves, encore visibles aujourd’hui. Ce site stratégique, détruit puis reconstruit, témoigne des enjeux défensifs de l’époque médiévale en Lorraine.
Au XVIe siècle, le logis est entièrement reconstruit, marquant l’époque par son gros œuvre et ses voûtes en berceau ou d’ogives au rez-de-chaussée. Endommagé pendant la Guerre de Trente Ans, il est restauré à partir de 1671 par Jean de Pouilly, qui redonne au château sa fonction résidentielle et défensive. Les traces de cette restauration, comme l’escalier en vis de la tour sud, subsistent encore.
Le XVIIIe siècle apporte une modernisation notable : des percements ouvrent les façades, et les intérieurs sont réaménagés pour plus de confort. En 1741, des dépendances (écuries, pigeonnier) sont ajoutées à l’ouest et au nord, complétant l’ensemble seigneurial. Ces bâtiments, couverts de toits en tuiles mécaniques, illustrent l’évolution des besoins agricoles et domestiques de l’époque.
Au XIXe siècle, le domaine change de mains : acquis en 1840 par Barthélemy Bompard, il voit la construction d’un nouveau logis en 1841 à l’est de la cour, ainsi que l’aménagement d’une chapelle néo-romane dans le vieux logis pour la famille. Ces transformations reflètent l’influence du romantisme et du renouveau religieux du siècle.
Le XXe siècle marque un tournant patrimonial : vendu en 1952 aux pères du Sacré-Cœur, le château est finalement racheté par la ville de Thionville en 1996. Depuis, le vieux logis est confié à l’association Les Amis du vieux château, tandis que les dépendances accueillent un centre touristique, perpétuant son rôle dans la vie locale.