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Propriété privée
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1336
Première mention du château
Première mention du château 1336 (≈ 1336)
Le château est cité pour la première fois sous le nom de Burgerlin.
1410
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire 1410 (≈ 1410)
Le château passe aux mains de la famille des Ribeaupierre.
1559
Retour aux Ribeaupierre
Retour aux Ribeaupierre 1559 (≈ 1559)
Le château retourne à la famille Ribeaupierre après l'extinction des Walbach.
XVIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout d'une tourelle d'escalier et d'ouvrages à meneaux.
1770-1771
Restauration par les Deux-Ponts
Restauration par les Deux-Ponts 1770-1771 (≈ 1771)
Rénovations majeures avec dates portées sur les portes.
1775
Incendie de la grange
Incendie de la grange 1775 (≈ 1775)
La grange est détruite par un incendie causé par du foin humide.
1946
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1946 (≈ 1946)
Le château est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château : inscription par arrêté du 14 octobre 1946
Personnages clés
Fidèle Sporer
Artiste ayant sculpté les stalles de l'église Notre-Dame de Guebwiller, source d'inspiration pour les poêles en faïence du château.
Origine et histoire du Château de Walbach
Le château de Walbach, situé 1, rue du Château à Walbach (Haut-Rhin), est cité dès 1336 sous le nom de Burgerlin, « petit château ». Il appartenait à la famille des Girsberg puis passe aux Ribeaupierre en 1410. Au début du XVIe siècle, il est occupé par les Walbach, vassaux des Ribeaupierre, et retourne à ces derniers après l’extinction des Walbach en 1559. D’importants remaniements datent du XVIe siècle : tourelle d’escalier et ouvertures à meneaux aux linteaux sculptés de coquilles, tandis que certains éléments de gros œuvre, comme des chaînes à bossages sur un petit corps de bâtiment adossé au sud, paraissent plus anciens. Le fronton au-dessus de la porte d’entrée porte deux écus armoriés : le premier représente deux petits écus et une étoile, le second est bûché et illisible. En 1763, le château, alors délabré, est remis en état par les Deux-Ponts ; les restaurations se poursuivent jusque vers 1770–1771, dates portées sur la porte piétonne (linteau droit, 1770) et la porte charretière en plein cintre (1771), dont la poutre au revers porte la date 1743 et qui présente deux écus bûchés. En octobre 1775, la grange est détruite par un incendie causé par du foin humide. Vendu en 1789, le château reste inhabité jusqu’en 1800, date à laquelle il est acquis par la famille Martin ; Joseph Martin le vend en 1898 au fermier Hippolyte Blaise, dont les héritiers le possèdent encore à la fin des années 1960. L’édifice est endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale en raison de la présence d’une batterie d’artillerie dans le pré voisin. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1946. Le château s’organise autour d’une cour quadrangulaire orientée nord‑ouest–sud‑est, le logis occupant l’angle ouest. Le logis est une construction massive de trois étages sur un rez‑de‑chaussée semi‑enterré servant de cellier, avec plusieurs niveaux de combles. Les murs sont en moellons enduits, avec chaînages d’angles et encadrements des portes et fenêtres en grès. Les fenêtres, caractéristiques du XVIe siècle, présentent des banquettes, des meneaux et des linteaux sculptés de coquilles. Une tourelle d’escalier occupe l’angle sud et deux petites annexes basses sont accolées au mur sud‑ouest. À l’intérieur subsistent deux poêles en faïence de la seconde moitié du XVIIIe siècle imitant un marbre violet, ornés de cadres rectangulaires et de médaillons ovales représentant des instruments de musique et des scènes bibliques, dont certaines semblent inspirées des stalles de l’église Notre‑Dame de Guebwiller sculptées par Fidèle Sporer.