Frise chronologique
1795 (an III)
Vente révolutionnaire
Vente révolutionnaire
1795 (an III) (≈ 3)
Château confisqué et vendu comme bien national.
1180
Érection en baronnie
Érection en baronnie
1180 (≈ 1180)
Henri II Plantagenêt élève Artannes en baronnie.
1426
Acquisition par les archevêques
Acquisition par les archevêques
1426 (≈ 1426)
Première mention du château aux archevêques de Tours.
5 juillet 1494
Décès d'Hélie de Bourdeilles
Décès d'Hélie de Bourdeilles
5 juillet 1494 (≈ 1494)
Archevêque de Tours meurt au château.
14 septembre 1949
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
14 septembre 1949 (≈ 1949)
Façades et toitures protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures (cad. 2001 E2 740) : inscription par arrêté du 14 septembre 1949
Personnages clés
| Henri II Plantagenêt - Roi d'Angleterre |
Élève Artannes en baronnie (1180). |
| Hélie de Bourdeilles - Archevêque de Tours |
Meurt au château en 1494. |
| Christophe de Brillac - Archevêque de Tours |
Décède au château en 1520. |
| Charles Lefèbvre - Ancien maire d'Artannes |
Rachète le château après la Révolution. |
Origine et histoire
Le château des Archevêques d'Artannes-sur-Indre, situé dans le centre-bourg d'Artannes, sur la rive droite de l'Indre, date principalement de la seconde moitié du XVe siècle, avec des transformations majeures au XIXe siècle. Orienté nord-ouest/sud-est, sa façade principale domine la rivière de trois mètres seulement. Un bâtiment relie son aile nord au chevet de l’église Saint-Maurice voisine, créant un ensemble architectural cohérent. À l’origine, le domaine dépendait du roi via le château de Tours, avant d’être élevé en baronnie en 1180 par Henri II Plantagenêt. Les archevêques de Tours en font acquisition au moins dès 1426, y établissant une résidence de plaisance. Deux d’entre eux y meurent : Hélie de Bourdeilles (1494) et Christophe de Brillac (1520), dont les blasons subsistent sur les portes.
À la Révolution française, le château est confisqué comme bien du clergé et vendu en 1795 (an III). Il est racheté par Charles Lefèbvre, ancien maire d’Artannes, dont le fils fait combler les douves et construire des communs à leur emplacement. Les façades et toitures sont classées Monuments Historiques en 1949, préservant un édifice marqué par son plan médiéval (tours cylindriques, chapelle sud) et ses aménagements du XIXe siècle (baies modernisées, charpente en coque de bateau inversée). Le porche reliant le château à l’église, orné des armes d’Hélie de Bourdeilles, témoigne de son lien historique avec le pouvoir ecclésiastique.
L’édifice actuel, bien que très restauré, conserve des éléments du XVe siècle : un corps de logis à un étage et comble, flanqué de deux tours (sur les trois originales visibles sur le cadastre de 1821). Les douves, partiellement comblées dès le XVe siècle, disparaissent entièrement au XIXe. La chapelle sud, aujourd’hui désaffectée, et l’aile nord en retour d’équerre complètent ce château à la fois résidence épiscopale, symbole de pouvoir, et témoin des bouleversements révolutionnaires.