Frise chronologique
1784
Héritage de la seigneurie
Héritage de la seigneurie
1784 (≈ 1784)
Bélanger hérite des Boulayes.
1785
Construction du château
Construction du château
1785 (≈ 1785)
Remplacement du vieux logis par Girardin.
1790 (environ)
Confiscation révolutionnaire
Confiscation révolutionnaire
1790 (environ) (≈ 1790)
Vendu comme bien national.
1912
Modification du toit
Modification du toit
1912 (≈ 1912)
Remplacement par un toit plat.
18 juin 1946
Protection des façades
Protection des façades
18 juin 1946 (≈ 1946)
Inscription aux monuments historiques.
6 mars 1947
Classement du site
Classement du site
6 mars 1947 (≈ 1947)
Protection du parc environnant.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures : inscription par arrêté du 18 juin 1946
Personnages clés
| Claude Bélanger - Commanditaire et propriétaire |
Colonel des Gardes du Roi. |
| Nicolas-Claude Girardin - Architecte du château |
Collaborateur de Boullée, style néoclassique. |
| Adélaïde Catherine Giambone - Épouse de Bélanger |
Fille de banquier, dot financière. |
| Étienne-Louis Boullée - Architecte inspirateur |
Modèle de l'hôtel de Thun. |
| Marie-Louise de Marny - Mère d'Adélaïde Giambone |
Maîtresse de Louis XV. |
Origine et histoire
Le château des Boulayes, situé à Châtres en Seine-et-Marne, est un exemple remarquable d'architecture néoclassique française. Construit en 1785 par l'architecte Nicolas-Claude Girardin, collaborateur d'Étienne-Louis Boullée, il fut commandé par Claude Bélanger, colonel des Gardes du corps du Roi. Ce château remplace un ancien logis entouré de douves, modernisant ainsi le domaine avec un style à la mode de l'époque.
La seigneurie des Boulayes, dont le nom évoque un lieu planté de bouleaux, appartenait autrefois à des familles influentes comme les Maillard au XVIe siècle ou le marquis de Ségur au XVIIIe. Bélanger, grâce à la dot de son épouse Adélaïde Catherine Giambone, héritière d'une riche famille de financiers, put financer ce projet ambitieux. La construction, rapide (juillet à décembre 1785), fut inspirée par l'hôtel de Thun de Boullée.
À la Révolution, Bélanger émigra, et le château fut confisqué puis vendu comme bien national. Son architecture, marquée par 42 pilastres corinthiens et un toit initialement à la Philibert Delorme, fut partiellement modifiée en 1912 avec l'ajout d'un toit plat à l'italienne. Malgré ces transformations, une partie du décor intérieur, comme la salle à manger ornée de poêles et statues, a été préservée.
Le château est protégé depuis 1946, avec ses façades et toitures inscrites aux monuments historiques. Son parc, quant à lui, est classé depuis 1947. Aujourd'hui, il témoigne du faste architectural de la fin du XVIIIe siècle et de l'histoire des élites proches de la cour royale.