Château des comtes de Bar à Bar-sur-Seine dans l'Aube

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château des comtes de Bar

  • 121 Grande Rue de la Résistance
  • 10110 Bar-sur-Seine
Château de Bar-sur-Seine
Château des comtes de Bar
Château des comtes de Bar
Crédit photo : Grefeuille - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
1223
Acquisition par Thibaut Ier
1239
Hommage à l'évêque
1273
Passage à Henri III
14 août 1284
Union avec la couronne
XIIIe siècle
Renforcement du château
1435
Traité d’Arras
1475
Réunion à la couronne
1594
Destruction du château
XVIe siècle
Destruction du château
7 mai 1982
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Salle des gardes ainsi que les murs en prolongement (cad. AH 66) : inscription par arrêté du 7 mai 1982

Personnages clés

Milon IV du Puiset Comte pendant la cinquième croisade, responsable de l'agrandissement du château.
Thibaut Ier de Navarre Acquiert les droits sur le comté en 1223.
Henri III de Navarre Roi de Navarre et comte de Champagne, héritier du comté en 1273.
Jeanne Ire de Navarre Future reine de France, née dans le château.
Philippe IV le Bel Roi de France, épouse Jeanne Ire de Navarre.
Charles VII Roi de France, donne Bar-sur-Seine à Philippe III de Bourgogne par le traité d’Arras.
Philippe III de Bourgogne Duc de Bourgogne, reçoit Bar-sur-Seine par le traité d’Arras.
Louis XI Roi de France, réunit Bar-sur-Seine à la couronne et nomme Jacques de Dinteville gouverneur.
Jacques de Dinteville Gouverneur et comte usufruitier de Bar-sur-Seine nommé par Louis XI.
Jeanne d’Angoulême Demi-sœur de François Ier, reçoit le comté en apanage.
Jacqueline de Bar-sur-Seine Comtesse de Bar-sur-Seine, épouse Louis de Bourbon-Vendôme.
Henri IV Roi de France, confirme le comté à Henri de Bourbon, duc de Montpensier.

Origine et histoire du Château de Bar-sur-Seine

Le château des comtes de Bar, dont les vestiges dominent la commune de Bar-sur-Seine (Aube, Grand Est), est un ancien château fort médiéval implanté sur un promontoire triangulaire. Il occupait une position stratégique à la frontière entre la Champagne, comté vassal du roi de France, et la Bourgogne, duché allié aux Anglais pendant la guerre de Cent Ans, et était alors considéré comme le principal château de Bourgogne. Dès le XIe siècle, Bar-sur-Seine constitue un comté notable lié à la dynastie des Milon. Milon IV du Puiset, comte pendant la cinquième croisade, est mort le 17 août 1218/19 ; ses droits furent acquis en 1223 par Thibaut Ier de Navarre, qui fit hommage de Bar-sur-Seine à l’évêque de Langres en 1239. En 1273, le comté passa à Henri III dit le Gros, roi de Navarre et comte de Champagne, et la future reine de France Jeanne Ire de Navarre naquit dans ce château ; par son mariage avec Philippe IV le Bel, Bar-sur-Seine rejoignit la couronne de France le 14 août 1284. Par le traité d’Arras de 1435, Charles VII donna Bar-sur-Seine à Philippe III de Bourgogne ; après la mort du duc Charles le Téméraire, Louis XI réunit de nouveau la ville à la couronne et, dès 1475, Jacques de Dinteville fut nommé gouverneur et comte usufruitier. Plus tard, François Ier attribua le comté en apanage à sa demi-sœur Jeanne d’Angoulême ; leur fille Jacqueline, comtesse de Bar-sur-Seine, épousa Louis de Bourbon-Vendôme, et Henri IV confirma ensuite (ou engagea) le comté à Henri de Bourbon, duc de Montpensier. Profitant des troubles des guerres de Religion, les habitants détruisirent le château en 1594. Sur le plan architectural, une motte féodale initiale fut renforcée et agrandie par Milon IV pour épouser le promontoire ; une basse-cour prolongeait l’édifice vers le sud sur un plan carré. À l’intérieur, la salle basse dite salle des gardes est voûtée d’ogives ; elle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 7 mai 1982 et pourrait correspondre à la « chambre aux écuyers » mentionnée dans des comptes de réparation de 1424.

Liens externes