Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la motte castrale et du donjon.
XIIIe siècle
Extension de l'enceinte
Extension de l'enceinte XIIIe siècle (≈ 1350)
L'enceinte du château englobe désormais l'église.
XVIe siècle
Rénovation du donjon
Rénovation du donjon XVIe siècle (≈ 1650)
Percement de fenêtres à meneaux sur la façade sud-est.
XVIIe siècle
Dégradation du château
Dégradation du château XVIIe siècle (≈ 1750)
Détérioration rapide due aux guerres louis-quatorziennes.
1904
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire 1904 (≈ 1904)
Le domaine est cédé à M. Morel.
1959
Construction hôtel de ville
Construction hôtel de ville 1959 (≈ 1959)
La commune acquiert la propriété et construit un nouvel hôtel de ville.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges de la porte situés dans le jardin public menant à l'hôtel de ville (cad. AL 190) : inscription par arrêté du 20 octobre 2003
Personnages clés
Famille de Lallaing
Propriétaire du château et seigneurs du fief.
Famille d’Arenberg
Propriétaire du château au XVIIe siècle.
M. Morel
Acquéreur du domaine en 1904.
Architecte Coisne
Architecte responsable de la construction de l'hôtel de ville.
Origine et histoire du Château des comtes de Lallaing
Le site est occupé dès le XIIe siècle, la motte castrale se transformant progressivement en forteresse. Le château fort constitue alors le fief principal de la famille de Lallaing, dont plusieurs membres sont des personnages illustres. Aux XIIIe siècle, les seigneurs de Lallaing possèdent un château important dont l’enceinte englobe l’église. Trois gouaches des albums de Croy donnent une idée assez précise des bâtiments de la fin du Moyen Âge : la plate-forme est entourée d’une courtine polygonale crénelée, pourvue d’au moins quatre tours cylindriques, et l’entrée se fait au niveau d’un gros donjon quadrangulaire doté, au niveau du portail, d’un petit avant-corps rectangulaire. Ce donjon, d’origine XIIe siècle, est remanié au XVIe siècle par le percement, sur sa façade sud-est, de quatre travées de fenêtres à meneaux. À l’angle nord-ouest, une petite tourelle carrée dépasse le donjon de deux niveaux supplémentaires. Au XVIIe siècle, lorsque le fief passe à la famille d’Arenberg, les guerres louis-quatorziennes entraînent une rapide détérioration du château. En 1904, le domaine est cédé par la princesse d’Arenberg à M. Morel ; ses héritiers le vendent en 1943 à la Compagnie des Mines d’Aniche. La commune acquiert la propriété en 1959 et confie à l’architecte douaisien Coisne la réalisation d’un nouvel hôtel de ville sur l’emplacement du château Morel. Les derniers éléments subsistants sont ensuite détruits, à l’exception du pont et de la porte d’entrée, conservés dans l’aménagement des abords et servant d’accès à l’ensemble formé par l’hôtel de ville et son parc, où l’on peut voir un pilori.