Construction de l'église Xe siècle (≈ 1050)
Remplacement de l'église abritant les reliques de saint Vorles.
XIIe siècle
Édification du château
Édification du château XIIe siècle (≈ 1250)
Construction du château fort par les ducs de Bourgogne.
1359
Dommages par les Anglais
Dommages par les Anglais 1359 (≈ 1359)
La forteresse est endommagée lors des conflits avec les Anglais.
30 janvier 1598
Démantèlement autorisé
Démantèlement autorisé 30 janvier 1598 (≈ 1598)
Henri IV autorise le démantèlement du château par lettres patentes.
1909
Classement historique
Classement historique 1909 (≈ 1909)
Les vestiges du château sont classés monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château des ducs de Bourgogne (ruines) : classement par arrêté du 22 janvier 1909
Personnages clés
Henri IV
Roi de France ayant autorisé le démantèlement du château.
Marmont
Maréchal dont la tombe se trouve dans le cimetière des ruines.
Origine et histoire du Château des ducs de Bourgogne
Le château des ducs de Bourgogne, aujourd’hui en ruines, occupe l’extrémité d’une haute falaise dominant la Seine et la ville de Châtillon-sur-Seine (Côte-d'Or), à proximité de l’église Saint-Vorles. Le site était déjà un castrum antérieur au Xe siècle et abritait une église qui recevait les reliques de saint Vorles ; au Xe siècle cette église fut remplacée par l’église Saint-Vorles. Le castrum appartenait aux évêques de Langres jusqu’en 973, date à partir de laquelle il fut partagé avec le duc de Bourgogne. Le château fort fut vraisemblablement édifié au XIIe siècle par les ducs et, dans la même enceinte, se trouvaient le logis du duc et la résidence de l’évêque. Les vestiges actuels montrent d’importantes reprises et la forteresse semble avoir fait l’objet d’une reconstruction partielle au XIVe siècle : elle fut notamment endommagée par les Anglais en 1359. Après les guerres de la Ligue, les habitants procédèrent au démantèlement du château, autorisé par lettres patentes d’Henri IV du 30 janvier 1598. En 1608, le rez-de-chaussée restant de la tour Sainte-Anne servit de corps de garde, puis on y installa plus tard, vraisemblablement au XIXe siècle, un four à pain. Les ruines ont été consolidées entre 1979 et 1982. Il subsiste des murs et plusieurs tours : au nord, la tour de Gissey et des pans d’enceinte – la tour de Gissey offre aujourd’hui un point de vue sur la ville – et au sud, la tour Sainte-Anne dont seul le rez-de-chaussée demeure ainsi que la tour de la Guette, dont la partie haute est très endommagée. Un cimetière, présent au moins depuis le XIXe siècle au milieu des ruines, contient notamment la tombe du maréchal Marmont et des chapelles funéraires. Les vestiges du château sont classés au titre des monuments historiques, par arrêté du 22 janvier 1909.