Château des ducs de Joyeuse à Couiza dans l'Aude

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château Médiéval et Renaissance

Château des ducs de Joyeuse

  • Allée Georges Roux
  • 11190 Couiza
Château des ducs de Joyeuse
Château des ducs de Joyeuse
Château des ducs de Joyeuse
Château des ducs de Joyeuse
Château des ducs de Joyeuse
Château des ducs de Joyeuse
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Château des ducs de Joyeuse
Château des ducs de Joyeuse
Château des ducs de Joyeuse
Château des ducs de Joyeuse
Crédit photo : Jean Fontayne - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1231
Construction initiale
1518
Mariage fondateur
1540-1550
Construction renaissance
1577
Siège et pillage
1587
Mort d'Anne de Joyeuse
1649
Vente du château
1913
Classement historique
1928
Effondrement de la toiture
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château : classement par arrêté du 4 septembre 1913 ; Parcelles cadastrales situées au voisinage du château (cad. 30, 31) : classement par arrêté du 15 mai 1944

Personnages clés

Pierre de Voisins Propriétaire initial ayant reçu le pays de Couiza en 1231.
Jean de Joyeuse Initiateur de la construction du château de Couiza.
Guillaume de Joyeuse Fils de Jean de Joyeuse, continua les travaux et fut lieutenant général.
Anne de Joyeuse Fils aîné de Guillaume, mort à la bataille de Coutras.
François Ier Roi de France dont l'époque est évoquée par la chapelle et l'entrée.
Claude de Rebé Acheteur du château en 1649.

Origine et histoire du Château des ducs de Joyeuse

Le château des ducs de Joyeuse, situé à Couiza (Aude), est un édifice principalement de la Renaissance. Si quelques éléments antérieurs au XVe siècle subsistent, la majeure partie du bâtiment relève de la période renaissance. La chapelle et l'entrée évoquent l'époque de François Ier, tandis que le reste du décor appartient au style Henri II. Lors de la croisade des Albigeois en 1231, le pays de Couiza fut donné à Pierre de Voisins, qui fit édifier son château à Arques. Après le mariage en 1518 de Françoise de Voisins avec Jean de Joyeuse, ce dernier entreprit, entre 1540 et 1550, la construction du château de Couiza, travaux ensuite poursuivis par son fils Guillaume de Joyeuse. Guillaume, évêque d'Alet et lieutenant général, dut fuir en 1577 lors du siège d'Alet par les protestants; le château fut alors pillé. Il revint en 1582 comme maréchal et y tint une cour, puis mourut en 1592 et fut inhumé dans l'église Saint-Pierre de Joyeuse. Son fils aîné, Anne de Joyeuse, mourut en 1587 à la bataille de Coutras, et aucun des autres héritiers ne semble s'être intéressé au château inachevé. En 1649, la propriété fut vendue à Claude de Rebé; plus tard, elle fut déclarée bien national et a successivement servi d'hôpital militaire, de gendarmerie puis de magasin de laine pour une fabrique de chapeaux. La toiture s'effondra en 1928, le premier étage fut envahi par la végétation et la ruine menaçait avant une restauration réalisée il y a environ cinquante ans. Le château est classé au titre des monuments historiques en 1913 et certaines parcelles cadastrales proches ont été classées en 1944.

Comme les châteaux féodaux traditionnels, l'édifice s'organise autour d'une cour rectangulaire bordée de corps de bâtiment et flanquée, à chaque angle, d'une grosse tour circulaire. L'ensemble est construit en calcaire aux tons fauves, monté en un appareillage régulier. Les murs épais d'un mètre conservent un aspect extérieur encore médiéval et ne comportent aucune fenêtre au rez-de-chaussée; aux étages, les corps de bâtiment sont éclairés par des fenêtres étrésillonnées en croix latine et protégées par de puissantes grilles. Les tours rondes, robustes, présentent des murs d'environ deux mètres d'épaisseur, sont liées aux corps de logis par des pans coupés et sont percées de meurtrières adaptées aux armes à feu. Leurs toits coniques, couverts de tuiles roses, suivent la pente douce traditionnelle de la région. La défense basse, au rez-de-chaussée des tours, ne servait qu'au flanquement, tandis que les archères se trouvent au dernier étage. La cour intérieure, dont les logis sont en grès très fin, contraste avec l'aspect militaire extérieur et met en valeur l'ornementation de la Renaissance. Dans la cour d'honneur, la façade du portique d'entrée présente trois ordres, des cartouches sur le rez-de-chaussée et de gros modillons dans la frise; ce portique était prévu pour se terminer par une loggia couverte. Le balcon en encorbellement de l'angle nord-est correspond au passage qui conduisait à cette galerie projetée, aujourd'hui détruite. L'entrée principale, à l'est, s'orne de deux colonnes doriques à bossages vermiculés, surmontées d'un fronton. Les pièces de rez-de-chaussée sont voûtées d'arête, sauf les tours qui sont couvertes par une coupole, et les salles possèdent des plafonds à la française. Classé monument historique, le château abrite aujourd'hui un hôtel-restaurant et n'est plus ouvert à la visite.

Liens externes