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Château des Escotais en Mayenne

Mayenne

Château des Escotais

    La Bondie
    53160 Jublains

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1191
Participation à la 3e croisade
XIIIe siècle
Première mention écrite
1422
Destruction partielle
1685
Désarmement probable
1714
Vente du château
vers 1760
Ruine définitive
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Thibault des Escotais - Seigneur et croisé Participa à la 3e croisade en 1191.
Jean des Escotais - Seigneur pendant la guerre de Cent Ans Dirigea la garnison contre les Anglais.
Jean des Vaux - Destructeur du château Démolit partiellement la forteresse en 1422.
Guyon des Escotais - Dernier héritier mâle Transmit le château à sa sœur Guillemine.
François de Montdamer - Nouveau propriétaire par mariage Époux de Guillemine des Escotais.
Ambroise d’Andigné - Seigneur endetté Vendit le château en 1714.
Abbé Angot - Historien local Documente la ruine vers 1760.

Origine et histoire

Le château des Escotais, situé à Jublains (Mayenne), est un château fort aujourd’hui en ruines. Il fut édifié pour protéger la voie romaine reliant Jublains au Mans, avec des origines potentiellement antérieures au XIIIe siècle, date de sa première mention sous le nom Feodum Descotes. Ce site était le cœur de la seigneurie des Escotais, couvrant près de 100 km2, incluant des villages comme Hambers et Aron. La famille des Escotais, l’une des plus anciennes nobles du Maine, y exerçait un droit de haute justice.

Pendant la guerre de Cent Ans, la forteresse fut renforcée pour résister aux Anglais, avec une garnison active sous Jean des Escotais. Partiellement détruite en 1422 par Jean des Vaux lors de conflits personnels, elle fut immédiatement reconstruite, tout comme le château voisin de Lassay. Ces événements sont documentés dans les archives nationales, révélant des tensions locales et des alliances stratégiques.

Au XVIe siècle, le château passa par héritage à la famille de Montdamer, puis aux d’Andigné au XVIIe siècle. Désarmé probablement après l’édit de Nantes (1685), il déclina : vendu en 1714 à Michel de Raccapé, puis à François Poisson, avant de tomber en ruine vers 1760, peut-être après un incendie. Les cartes de 1753 et 1772 confirment ce déclin, montrant un site abandonné.

Les vestiges actuels incluent des douves maçonnées, huit tours en granite, un donjon de 20 mètres, et des murs d’enceinte avec meurtrières adaptées aux armes à feu. Le château servit de carrière de pierre au XIXe siècle, accélérant sa dégradation. Les ruines, entourées de végétation, restent accessibles près de la rue des Ecottés, avec des galeries souterraines autrefois visibles.

La famille des Escotais, dont l’histoire remonte à Thibault (participant à la 3e croisade en 1191), posséda le site jusqu’au XVIe siècle. Leur blason, d’argent à trois quintefeuilles de gueules, orne encore des archives. La branche cadette, installée en Touraine, obtint en 1755 l’érection de ses terres en comté, perpétuant le nom jusqu’à aujourd’hui.

Les sources archivistiques (Archives nationales, BnF, cadastres de la Mayenne) et les descriptions du XIXe siècle (abbé Angot, F. Verger) documentent son architecture et son déclin. Le site, bien que ruiné, témoigne de l’importance stratégique des châteaux forts dans le Maine médiéval et de leur transformation à l’époque moderne.

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