Début de la châtellenie 1228 (≈ 1228)
Le domaine devient une châtellenie dépendant de l'abbaye Saint-Paul de Cormery.
1492
Construction du château
Construction du château 1492 (≈ 1492)
Édification du château fortifié par l'abbé Jean du Puy.
1707
Destruction partielle
Destruction partielle 1707 (≈ 1707)
Destruction partielle du château par l'abbé commendataire Nicolas-Guillaume de Bautru de Vaubrun.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Le château est vendu comme bien national et conserve une vocation agricole.
1949
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1949 (≈ 1949)
La façade orientale, sa porte et la tour cylindrique sont inscrites au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La tour Sud-Ouest ; la façade Est du bâtiment Est et la porte fortifiée : inscription par arrêté du 14 septembre 1949
Personnages clés
Jean du Puy
Abbé responsable de la construction du château fortifié vers 1492.
Nicolas-Guillaume de Bautru de Vaubrun
Abbé commendataire ayant partiellement détruit le château en 1707.
Origine et histoire du Château des Étangs
L'ancien château des Étangs se situe au sud de la commune de Bossée, en Indre‑et‑Loire, près des limites avec Bournan et Sepmes. Il tient son nom des quatre étangs qui l'entouraient, dont certains sont aujourd'hui asséchés, et de la proximité de la source de la Manse. Le domaine formait une châtellenie dépendant de l'abbaye Saint‑Paul de Cormery depuis au moins 1228 et répondait vraisemblablement au besoin d'approvisionnement de l'abbaye en poisson. Le château fortifié a été édifié vers 1492 par l'abbé Jean du Puy. Partiellement détruit en 1707 par l'abbé commendataire Nicolas‑Guillaume de Bautru de Vaubrun, il fut ensuite transformé en ferme. Vendu comme bien national le 17 février 1791, il a conservé une vocation agricole jusqu'en 1990. La façade orientale, sa porte et la tour cylindrique ont été inscrites au titre des monuments historiques le 14 septembre 1949. L'ensemble primitif s'organisait autour d'une cour carrée bordée de bâtiments à murs fortifiés et protégée par des douves. L'accès se faisait par une porte flanquée de deux tours cylindriques et précédée de ponts‑levis ; cette entrée se prolongeait par un long couloir traversant le bâtiment oriental. Ce corps de logis est percé d'une double ouverture, charretière et piétonnière, et conserve les rainures des ponts‑levis desservant des passages encore partiellement en eau côté douves. Les deux tours qui encadraient l'entrée sont arasées obliquement dans le prolongement de la pente du toit. L'aile en retour, du sud vers l'ouest, présente au pignon un arc brisé indiquant probablement la présence d'une chapelle. À l'angle sud‑ouest, une grosse tour cylindrique, véritable donjon, est bâtie en pierre de taille dans sa partie inférieure, arasée obliquement et pourvue de mâchicoulis dans sa partie supérieure. Cette tour a conservé certaines baies à meneaux et des ornements de style Renaissance. Des communs occupent l'angle nord‑ouest et, dans plusieurs murs, des canonnières horizontales attestent de la vocation défensive du site. Ces vestiges témoignent de l'évolution d'un château fort tardif vers des usages domestiques et agricoles, mêlant dispositifs défensifs médiévaux et ouvertures de la Renaissance.