Construction du château vers 1492 (≈ 1492)
Par Jean du Puy, abbé de Cormery.
1707
Destruction partielle
Destruction partielle 1707 (≈ 1707)
Ordonnée par Nicolas-Guillaume de Bautru.
17 février 1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 17 février 1791 (≈ 1791)
Pendant la Révolution française.
14 septembre 1949
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 14 septembre 1949 (≈ 1949)
Tour et façade est protégées.
1990
Fin de l'usage agricole
Fin de l'usage agricole 1990 (≈ 1990)
Changement de vocation du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La tour Sud-Ouest ; la façade Est du bâtiment Est et la porte fortifiée : inscription par arrêté du 14 septembre 1949
Personnages clés
Jean du Puy - Abbé régulier de Cormery (1490–1497)
Commanditaire du château vers 1492.
Nicolas-Guillaume de Bautru de Vaubrun - Abbé commendataire (1680–1746)
Ordonna la destruction partielle en 1707.
Origine et histoire
Le château des Étangs, situé à Bossée en Indre-et-Loire, fut construit vers 1492 par Jean du Puy, abbé régulier de Cormery (1490–1497). Ce château fortifié, dépendant de l’abbaye bénédictine Saint-Paul depuis au moins 1228, répondait à un besoin défensif et logistique : ses étangs voisins approvisionnaient l’abbaye en poisson. Son architecture, marquée par des douves, des ponts-levis et des tours cylindriques percées de canonnières, reflète cette vocation militaire.
Partiellement détruit en 1707 par Nicolas-Guillaume de Bautru de Vaubrun, abbé commendataire (1680–1746), le château perdit son utilité défensive. Les bâtiments restants, dont la tour sud-ouest (dotée de mâchicoulis et de fenêtres Renaissance) et la façade est avec sa porte fortifiée, furent transformés en ferme. Vendu comme bien national en 1791, le site conserva une fonction agricole jusqu’en 1990. Ses éléments défensifs furent inscrits aux Monuments Historiques en 1949.
L’organisation spatiale du château s’articulait autour d’une cour carrée ceinte de murs fortifiés, accessible par un couloir-porte flanqué de deux tours. L’aile sud abritait probablement une chapelle, comme en témoigne un arc brisé subsistant. La tour d’angle sud-ouest, assimilable à un donjon, illustre l’alliance entre fonctions résidentielle (fenêtres Renaissance) et défensive (mâchicoulis, canonnières). Les douves, partiellement en eau, et les traces des ponts-levis rappellent son passé de forteresse médiévale.
Quatre étangs, aujourd’hui partiellement asséchés (comme l’étang Huet), donnaient son nom au domaine. Proche de la source de la Manse, le château était stratégiquement placé pour contrôler les ressources locales. Sa destruction partielle au XVIIIe siècle coïncide avec l’abandon progressif des systèmes féodaux de défense, rendus obsolètes par l’évolution des techniques militaires et sociales.
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