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Château des Étangs à Bossée en Indre-et-Loire

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château

Château des Étangs à Bossée

    L'Étang
    37240 Bossée
Propriété privée
Château des Étangs à Bossée
Château des Étangs à Bossée
Château des Étangs à Bossée
Château des Étangs à Bossée
Château des Étangs à Bossée
Château des Étangs à Bossée
Château des Étangs à Bossée
Château des Étangs à Bossée
Château des Étangs à Bossée
Château des Étangs à Bossée
Crédit photo : photo : Yann Gwilhoù - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1492
Construction du château
1707
Destruction partielle
17 février 1791
Vente comme bien national
14 septembre 1949
Inscription aux Monuments Historiques
1990
Fin de l'usage agricole
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La tour Sud-Ouest ; la façade Est du bâtiment Est et la porte fortifiée : inscription par arrêté du 14 septembre 1949

Personnages clés

Jean du Puy - Abbé régulier de Cormery (1490–1497) Commanditaire du château vers 1492.
Nicolas-Guillaume de Bautru de Vaubrun - Abbé commendataire (1680–1746) Ordonna la destruction partielle en 1707.

Origine et histoire

Le château des Étangs, situé à Bossée en Indre-et-Loire, fut construit vers 1492 par Jean du Puy, abbé régulier de Cormery (1490–1497). Ce château fortifié, dépendant de l’abbaye bénédictine Saint-Paul depuis au moins 1228, répondait à un besoin défensif et logistique : ses étangs voisins approvisionnaient l’abbaye en poisson. Son architecture, marquée par des douves, des ponts-levis et des tours cylindriques percées de canonnières, reflète cette vocation militaire.

Partiellement détruit en 1707 par Nicolas-Guillaume de Bautru de Vaubrun, abbé commendataire (1680–1746), le château perdit son utilité défensive. Les bâtiments restants, dont la tour sud-ouest (dotée de mâchicoulis et de fenêtres Renaissance) et la façade est avec sa porte fortifiée, furent transformés en ferme. Vendu comme bien national en 1791, le site conserva une fonction agricole jusqu’en 1990. Ses éléments défensifs furent inscrits aux Monuments Historiques en 1949.

L’organisation spatiale du château s’articulait autour d’une cour carrée ceinte de murs fortifiés, accessible par un couloir-porte flanqué de deux tours. L’aile sud abritait probablement une chapelle, comme en témoigne un arc brisé subsistant. La tour d’angle sud-ouest, assimilable à un donjon, illustre l’alliance entre fonctions résidentielle (fenêtres Renaissance) et défensive (mâchicoulis, canonnières). Les douves, partiellement en eau, et les traces des ponts-levis rappellent son passé de forteresse médiévale.

Quatre étangs, aujourd’hui partiellement asséchés (comme l’étang Huet), donnaient son nom au domaine. Proche de la source de la Manse, le château était stratégiquement placé pour contrôler les ressources locales. Sa destruction partielle au XVIIIe siècle coïncide avec l’abandon progressif des systèmes féodaux de défense, rendus obsolètes par l’évolution des techniques militaires et sociales.

Liens externes