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Propriété privée
Frise chronologique
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1200
1300
1400
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1600
1700
1800
1900
2000
889
Première mention du site
Première mention du site 889 (≈ 889)
Le site du château est mentionné pour la première fois.
1119
Dénomination de castrum
Dénomination de castrum 1119 (≈ 1119)
Le site est désigné sous le nom de 'castrum'.
1321
Acte de partage
Acte de partage 1321 (≈ 1321)
Un acte de partage des domaines temporels entre l'évêque et le chapitre est daté de cette année.
1er quart XIVe siècle
Construction du château
Construction du château 1er quart XIVe siècle (≈ 1425)
Le château des évêques d'Alet est probablement édifié après cette période.
Fin du XVIe siècle
Construction de la demeure épiscopale
Construction de la demeure épiscopale Fin du XVIe siècle (≈ 1695)
Le mur visible près de la porte ouest est construit à cette période.
1948
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1948 (≈ 1948)
Le château est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte et courtines de l'Ouest ; courtines et échauguettes du Nord ; tour de l'Est ; tour du Sud ; courtines du Sud (cad. A 89 à 92, 96 à 98, 100 à 103) : inscription par arrêté du 26 avril 1948
Origine et histoire du Château des évêques d'Alet
Le château des évêques d'Alet, situé sur la commune de Cournanel dans l'Aude, est installé sur un site mentionné dès 889. La dénomination de « castrum » apparaît en 1119, mais aucun vestige apparent du château-fort du XIIe siècle subsiste et les constructions conservées ne semblent pas antérieures au XIVe siècle. La seigneurie de Cournanel appartenait à l'abbé du monastère bénédictin d'Alet ; un acte de partage des domaines temporels entre l'évêque et le chapitre, daté de 1321, constitue le premier titre du château, qui fut probablement édifié après cette date. Le plan général dessine un polygone convexe à huit côtés, dont quatre sommets sont encore marqués par des tours carrées. La partie nord-est est ruinée, tout comme l'ensemble des bâtiments intérieurs, à l'exception d'une construction voisine de la porte ouest. Cette porte devait être précédée d'un pont-levis et l'entrée est protégée par deux tours carrées reliées par une série d'arcs. La base des tours forme un réduit carré percé de deux archères ; à l'étage supérieur se trouve une salle couverte d'une voûte surbaissée, ouverte à l'arrière, ce qui la rendait vulnérable si l'ennemi s'emparait de la porte et était soumis au tir des défenses intérieures. Le mur visible près de la porte ouest constitue tout ce qui subsiste de l'ancienne demeure épiscopale et n'est pas antérieur à la fin du XVIe siècle. Les deux courtines adjacentes à la porte ouest sont les mieux conservées et la tour sud est la plus haute construction existante. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1948 ; des références figurent notamment dans la base Mérimée et il est répertorié parmi les monuments et les châteaux de l'Aude.