Frise chronologique
années 1760
Construction initiale
Construction initiale
années 1760 (≈ 1760)
Maison du maître des forges édifiée.
1802
Acquisition par le baron de Janzé
Acquisition par le baron de Janzé
1802 (≈ 1802)
Château et forges achetés ensemble.
vers 1850
Agrandissement du château
Agrandissement du château
vers 1850 (≈ 1850)
Transformation en style néo-Louis XIII.
1864
Fermeture des forges
Fermeture des forges
1864 (≈ 1864)
Fin de l’activité sidérurgique.
1887
Construction de la ferme
Construction de la ferme
1887 (≈ 1887)
Bâtiment à l’entrée du domaine.
1895
Agrandissement de la chapelle
Agrandissement de la chapelle
1895 (≈ 1895)
Plan en croix latine adopté.
1908
Aménagements de la cour
Aménagements de la cour
1908 (≈ 1908)
Bureaux et service social construits.
1925
Vente à M. Lebreton
Vente à M. Lebreton
1925 (≈ 1925)
Château légué à sa fille.
1932
Usine hydroélectrique
Usine hydroélectrique
1932 (≈ 1932)
Installée par le commandant Levesque.
24 août 2007
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
24 août 2007 (≈ 2007)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château, à savoir, pour les façades et les toitures, le logis, les bâtiments encadrant la cour dits " l'ambulance " et " la petite maison ", la maison du contremaître, la chapelle, les maisons de la cité ouvrière, l'usine hydroélectrique et la maison du gardien, le corps de ferme (maison d'habitation, chenil et bâtiments d'exploitation) , ainsi que les jardins réguliers, le bassin et le nymphée (cad. A 35, 36 ; H 1064 à 1066, 1068, 1081 à 1086, 10, 13, 26, 83 à 88, 90 à 94, 952) : inscription par arrêté du 24 août 2007
Personnages clés
| Baron Louis Henri de Janzé - Propriétaire en 1802 |
Acquiert château et forges. |
| Baronne de Janzé - Dernière propriétaire familiale |
Vend le château en 1925. |
| M. Lebreton - Entrepreneur à Lorient |
Acheteur du château en 1925. |
| Louis Renault - Industriel à Angers |
Gendre de M. Lebreton. |
| Commandant Pierre Levesque - Propriétaire jusqu'en 1945 |
Installe l’usine hydroélectrique en 1932. |
| Architecte paysagiste Killian - Concepteur non réalisé |
Projet de jardin en 1888. |
Origine et histoire
Le château des Forges de Lanouée trouve ses origines dans les années 1760, lorsqu’il est construit comme maison du maître des forges sur le site industriel des Forges de Lanouée, dans l’actuel département du Morbihan. Ce bâtiment initial, modeste, est profondément transformé au XIXe siècle pour adopter un style néo-Louis XIII, avec un agrandissement en profondeur et en longueur vers 1850, suivi de l’ajout de deux pavillons symétriques en fin de siècle. Ces modifications reflètent l’évolution sociale et économique du site, passé d’une activité sidérurgique intense à une reconversion progressive en domaine résidentiel et agricole.
En 1802, le baron Louis Henri de Janzé acquiert le château et les forges, marquant le début d’une période de transition pour le site. La famille de Janzé, puis les propriétaires suivants comme M. Lebreton (à partir de 1925), entrepreneur à Lorient, et sa descendance (dont Louis Renault, industriel à Angers), préservent et adaptent le domaine. La chapelle est agrandie en 1895, et des bâtiments annexes, comme une ferme (1887) ou des services sociaux (1908), sont érigés pour structurer la cité ouvrière environnante. Ces aménagements illustrent la volonté de maintenir une organisation communautaire autour du château, même après l’arrêt des forges en 1864.
Le XXe siècle voit la reconversion définitive du site en domaine agricole et paysager, avec la création d’un jardin en parterres de broderies de buis (vers 1910) et l’installation d’une usine hydroélectrique en 1932 par le commandant Pierre Levesque. Le haut fourneau, symbole de l’activité industrielle passée, est transformé en réservoir d’eau, tandis que les maisons des forgerons, alignées perpendiculairement aux communs, témoignent de l’héritage ouvrier. Le château, inscrit aux monuments historiques en 2007, conserve une architecture mixte en brique et pierre, avec un escalier en bois central et des pièces de réception organisées autour d’un vestibule.
L’ensemble architectural, complété par une cité ouvrière, une chapelle à plan en croix latine, et des jardins réguliers avec bassin et nymphée, reflète une histoire à la fois industrielle, sociale et résidentielle. Les matériaux utilisés (brique, calcaire) et les éléments décoratifs (lucarnes, chaînes d’angle) soulignent le mélange des époques, tandis que les bâtiments comme « l’ambulance » (service médical) ou la « petite maison » (bureaux) rappellent l’organisation paternaliste du XIXe siècle. Aujourd’hui, le château reste un témoignage unique de l’évolution d’un site productif en un domaine patrimonial préservé.