Construction initiale 1480 (≈ 1480)
Construction du château par les seigneurs de Castets-en-Dorthe.
1513
Première citation
Première citation 1513 (≈ 1513)
Le château est cité pour la première fois dans un bail à fief.
1594
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire 1594 (≈ 1594)
Le château devient la propriété d'Isabeau de La Chassaigne.
XVIe siècle
Modifications et incendies
Modifications et incendies XVIe siècle (≈ 1650)
Le château est partiellement brûlé par les Huguenots et modifié.
1720
Décoration intérieure
Décoration intérieure 1720 (≈ 1720)
Ajout d'un billard décoré de cuirs de Cordoue peints.
4 août 1978
Inscription monument historique
Inscription monument historique 4 août 1978 (≈ 1978)
Le château est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du château et du pigeonnier. (cad. B 24) : inscription par arrêté du 4 août 1978
Personnages clés
Isabeau de La Chassaigne
Propriétaire du château en 1594, veuve de Raymond de Pontac.
Raymond de Pontac
Premier président du Parlement de Bordeaux, mari d'Isabeau de La Chassaigne.
Origine et histoire
Le château des Jaubertes est une demeure médiévale située à Saint-Pardon-de-Conques, en Gironde. Cette seigneurie résulte probablement du démembrement de celle de Castets et elle est citée pour la première fois dans un bail à fief de 1513. Construit vers 1480 par les seigneurs de Castets-en-Dorthe dans un style gothique flamboyant, l’édifice a été modifié aux XVIe et XVIIe siècles, à l’exception d’une tour d’angle. Au XVIe siècle il fut partiellement brûlé par les Huguenots, puis de nouveau incendié plus tard par les frondeurs ; à la Révolution, les tours de la chapelle et de l’escalier furent décoiffées. En 1594, il devint la propriété d’Isabeau de La Chassaigne, veuve de Raymond de Pontac, premier président du Parlement de Bordeaux. Le domaine est aujourd’hui exploité comme vignoble de 24 hectares et produit un vin de Bordeaux Graves AOC. L’édifice a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 4 août 1978 pour son pigeonnier ainsi que pour ses façades et ses toitures.
Le château se compose de deux grands corps de bâtiments disposés en équerre. À l’angle nord-est se greffe une ancienne tour rectangulaire abritant la chapelle ; dans l’angle intérieur, sur la face est, se trouve une tour hexagonale ; au sud-est une troisième tour rectangulaire complète le dispositif. Sur la façade ouest, une tour ronde placée à l’extrémité sud répond à un avant-corps. La tour hexagonale est percée de trois fenêtres superposées dont les gâbles et pinacles moulurés sont ornés de choux frisés.
L’intérieur conserve un billard décoré de cuirs de Cordoue peints, provenant du château Saint-Jean dans les Landes ; ces peintures sont datées de 1720. Les cuirs, encastrés dans des boiseries de cèdre spécialement réalisées pour leur présentation, représentent des personnages de la Comédie italienne et sont décorés de guirlandes de fleurs. À l’est du château se trouve un colombier dont le toit est percé de lucarnes à frontons semi-circulaires.
Le château est situé au nord du bourg de Saint-Pardon, à proximité du lieu-dit Majureau, le long du chemin vicinal qui longe la Garonne entre Saint-Pierre-de-Mons et Saint-Loubert.