Frise chronologique
1535-1540
Construction du bâtiment principal
Construction du bâtiment principal
1535-1540 (≈ 1538)
Christophe de Refuge érige un bâtiment à deux niveaux.
1575
Acquisition par Robert de Combault
Acquisition par Robert de Combault
1575 (≈ 1575)
Agrandissement de la seigneurie et construction partielle.
1620
Visite de Louis XIII
Visite de Louis XIII
1620 (≈ 1620)
Le roi dîne au château.
1739
Achèvement de la façade
Achèvement de la façade
1739 (≈ 1739)
Balthazar Wall finalise l’aile Est et la chapelle.
1924
Restauration par Chrissoveloni
Restauration par Chrissoveloni
1924 (≈ 1924)
Intégration d’un cloître roman et d’un escalier.
1975
Classement monument historique
Classement monument historique
1975 (≈ 1975)
Protection des façades, escalier et plafonds.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties non classées du château (cad. B 324 à 327, 491 à 496) : inscription par arrêté du 16 novembre 1945 ; Les façades et toitures ; le grand escalier intérieur et les plafonds à la française du corps principal du château ; la porterie et l'orangerie ; le bassin avec sa vasque de la cour d'honneur ; la balustrade ajourée de la grande terrasse ; les restes architecturés du grand bassin (cad. 1973 B 320 à 323) : classement par arrêté du 7 mai 1975
Personnages clés
| Christophe de Refuge - Maître d’hôtel du duc d’Alençon |
Constructeur du bâtiment principal vers 1535-1540. |
| Robert de Combault - Gentilhomme de la chambre du Roi |
Agrandit la seigneurie et obtient justice seigneuriale. |
| Honoré Courtin - Ambassadeur de Louis XIV |
Propriétaire et comte des Mesnuls au XVIIe siècle. |
| François de Nugent - Préfet et comte héréditaire |
Propriétaire sous la Restauration, 1823-1859. |
| Jean Chrissoveloni - Banquier et mécène |
Restaure le château et intègre des éléments historiques. |
| Louis XIII - Roi de France |
Dîne au château en 1620. |
Origine et histoire
Le château des Mesnuls trouve ses origines au XIIIe siècle avec la construction d’un manoir par Ernaut des Mesnuls, bien qu’il n’en subsiste aucune trace aujourd’hui. Entre 1535 et 1540, Christophe de Refuge, maître d’hôtel du duc d’Alençon, érige un bâtiment à deux niveaux avec une poterne à tourelles et creuse des douves. Le sculpteur François Lheureux y réalise un tombeau en 1573. En 1575, Robert de Combault, gentilhomme de la chambre du Roi, acquiert le domaine et l’agrandit, obtenant en 1578 des lettres patentes royales pour y exercer la justice seigneuriale. Il fait construire la partie gauche du corps de logis central avant sa mort en 1606.
Le château passe ensuite entre les mains de Bénigne Bernard, notaire d’Henri IV, qui achève la partie droite du corps de logis et agrandit le domaine. Louis XIII y dîne en 1620. En 1637, Achille Courtin, conseiller au Parlement de Paris, achète le domaine et obtient son érection en comté. Son fils, Honoré Courtin, ambassadeur sous Louis XIV, puis sa fille Charlotte Angélique et son gendre, le maréchal de Villars, y réalisent des aménagements paysagers, comme la « trouée de Villars ». En 1739, le marquis irlandais Balthazar Wall achève la façade et construit l’aile Est, incluant une chapelle.
Au XVIIIe siècle, le château change plusieurs fois de mains : les familles de Sallabery (1767), de Maupeou (1776-1791), puis Jean-Adrien Le Roy de Camilly, ruiné par la Révolution, qui agrandit le domaine à 700 hectares avant de le perdre en 1799. La famille Nugent, dont François de Nugent, préfet sous la Restauration, en hérite et y vit jusqu’en 1914. Le château est alors transformé par Jean Chrissoveloni, banquier roumain, qui y intègre des éléments architecturaux d’autres édifices, comme un cloître roman du XIIe siècle et un escalier du XVIIe siècle.
Au XXe siècle, le château est occupé par l’amiral Karl Dönitz pendant la Seconde Guerre mondiale, puis devient un centre éducatif pour enfants handicapés (1947-1978). En 1987, le groupe Thomson (devenu Thales, puis Châteauform’) le rachète pour en faire un lieu de séminaires d’entreprise. Classé monument historique en 1975 pour ses façades, son escalier et ses plafonds à la française, il conserve des éléments remarquables comme la grille du château de Saint-Hubert et des décors peints du XVIIe siècle.