Soumission au roi de France 1240 (≈ 1240)
Premières traces du château sous Raymond d'Aniort.
1310
Achat par la famille de Nègre
Achat par la famille de Nègre 1310 (≈ 1310)
Changement de propriété et rôle militaire renforcé.
1572
Prise par les calvinistes
Prise par les calvinistes 1572 (≈ 1572)
Incendié par Jean de Lévis pendant les guerres.
XVIIe siècle
Perte d'importance stratégique
Perte d'importance stratégique XVIIe siècle (≈ 1750)
Abandon après l'annexion du Roussillon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Raymond d'Aniort - Seigneur et propriétaire
Possédait le château avant 1240.
Famille de Nègre - Propriétaires à partir de 1310
Seigneurs et hommes d’armes du château.
Jean de Lévis - Chef calviniste
Prit et incendia le château en 1572.
Origine et histoire
Le château d'Able, aujourd’hui en ruines, se dresse à la limite des communes de Belvis et Joucou, dans l’Aude. Construit sur un piton rocheux au-dessus des gorges du Rebenty, il était une place forte militaire destinée à abriter des troupes, probablement des arbalétriers. Son rôle stratégique était lié à la sécurité de la frontière avec l’Espagne, comme le souligne l’Histoire générale de Languedoc. Le site, difficile d’accès, ne conserve que quelques vestiges de cette imposante bâtisse.
Avant 1240, date de la soumission du pays au roi de France, le château appartenait à Raymond d'Aniort, qui possédait aussi les châteaux d’Aniort et de Belvis. À partir de 1310, la famille de Nègre en devint propriétaire. Le seigneur d’Able, homme d’armes, commandait un corps de troupe et dépendait d’un gouverneur militaire chargé de coordonner les garnisons royales voisines, comme Castelpor ou Belfort.
Le château résista aux invasions espagnoles mais fut pris et incendié en 1572 par Jean de Lévis, chef des calvinistes, lors des guerres de Religion. Après l’annexion du Roussillon par Louis XIV, la frontière recula, rendant le château obsolète. Abandonné, il tomba en ruines, perdant son importance au profit de la forteresse de Montlouis. Aujourd’hui, il ne subsiste que des vestiges difficiles d’accès, témoignant de son passé militaire.