Patrimoine classé
Le château, à savoir la chapelle en totalité, les façades et toitures du logis, le parc paysager pour ses éléments structurants (fossés, bassin, allées, mail, îlot planté en bordure de la Vilaine, etc ...) et son terrain d'assiette (cad. B 640, 642 à 646, 648, 966, 1206, 1262, 1263, 1477, 1478) : inscription par arrêté du 23 janvier 2012
Personnages clés
| Hervé de Coniac - Conseiller au parlement de Bretagne |
Acheteur et initiateur du château. |
| Jean de Coniac - Fils d’Hervé de Coniac |
Poursuivit la construction du logis. |
| Alain Léon de Tréverret - Propriétaire et rénovateur |
Transforma le parc au XIXe siècle. |
| Noemi de Coniac - Épouse d’Alain Léon de Tréverret |
Cofinancière des rénovations en 1818. |
| Alain de Tréverret - Maire d’Acigné (1902-1929) |
Petit-fils des précédents propriétaires. |
Origine et histoire du Château des Onglées
Le château des Onglées est un édifice emblématique situé à Acigné, en Ille-et-Vilaine, dans la région Bretagne. Construit au début du XVIIe siècle, il incarne l’architecture des maisons de plaisance érigées par les parlementaires bretons aux alentours de Rennes. Le domaine s’organise autour de quatre bâtiments principaux : un pavillon de chasse datant de 1595-1605, un logis des années 1630-1640 remanié aux XVIIIe et XIXe siècles, une chapelle achevée en 1677, et une ferme avec une ancienne métairie de 1670. La chapelle abrite des peintures sur bois illustrant des psaumes du Cantique des Cantiques, ajoutant une dimension artistique et religieuse au site.
Le château fut initialement acquis en 1632 par Hervé de Coniac, conseiller au parlement de Bretagne, qui lança sa construction. Son fils, Jean de Coniac, poursuivit les travaux. Au XIXe siècle, Alain Léon de Tréverret et son épouse Noemi de Coniac, propriétaires des lieux après leur mariage en 1818, rénovèrent le château et aménagèrent un parc à l’anglaise. Leur petit-fils, Alain de Tréverret, devint maire d’Acigné de 1902 à 1929, marquant l’ancrage local de la famille. Le domaine, inscrit aux monuments historiques depuis 2012, illustre l’évolution architecturale et sociale de la noblesse bretonne sur quatre siècles.
Le château des Onglées se distingue par son organisation spatiale, avec des bâtiments alignés nord-sud, dont un pavillon isolé au nord (anciennes écuries selon une tradition orale) et une chapelle enfouie sous les bosquets à l’est. Les toits, à longs pans ou en pavillon, reflètent les styles des XVIIe et XVIIIe siècles. Le parc paysager, structuré par des fossés, un bassin et des allées, ainsi que la proximité de la Vilaine, en font un exemple remarquable des maisons des champs aristocratiques près de Rennes, siège du Parlement de Bretagne avant la Révolution.
Les armes de la famille Léon de Tréverret, visibles sur la façade ouest, témoignent de leur possession du domaine depuis la Restauration. Le château, avec ses éléments protégés (logis, chapelle, parc), offre un panorama complet de l’histoire locale, mêlant patrimoine architectural, vie parlementaire et transformations paysagères. Son inscription en 2012 consacre sa valeur historique et esthétique, tout en soulignant son rôle dans l’histoire d’Acigné et de la Bretagne.