Frise chronologique
1246
Construction du château
Construction du château
1246 (≈ 1246)
Édifié par Pierre de Beaufort après partage successoral.
1277
Vente à Béatrice de Faucigny
Vente à Béatrice de Faucigny
1277 (≈ 1277)
Cession pour rembourser une dette de 1 500 livres.
1297
Première mention écrite
Première mention écrite
1297 (≈ 1297)
Cité sous *castrum de Altaribus* dans les archives.
1320
Demande de fourches patibulaires
Demande de fourches patibulaires
1320 (≈ 1320)
Pierre et Jacques de Altaribus sollicitent ce droit.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Pierre de Beaufort - Seigneur et constructeur |
Fonde le château après 1246. |
| Guillaume de Beaufort - Frère aîné de Pierre |
Héritier du château ancestral de Beaufort. |
| Béatrice de Faucigny - Acquéreuse du château |
Achète le site en 1277 pour dettes. |
| Pierre et Jacques de Altaribus - Damoiseaux et descendants |
Demandent des fourches patibulaires en 1320. |
Origine et histoire
Le château des Outards est une ancienne maison forte édifiée au XIIIe siècle, dont les vestiges sont situés sur la commune de Beaufort, dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Construit après 1246 par Pierre, seigneur de Beaufort, il résulte d’un partage successoral avec son frère Guillaume, qui héritait du château ancestral. Ce site stratégique, positionné sur la rive gauche du Dorinet, domine la colline des Vanches et offre une vue sur le château de Beaufort, à 1,2 km au nord-est du bourg.
En 1277, Pierre de Beaufort, endetté auprès de Pierre de Savoie, seigneur de Faucigny, cède le château des Outards à Béatrice de Faucigny pour rembourser un emprunt de 1 500 livres. Ses descendants obtiennent plus tard l’autorisation de construire un nouveau château à Beaufort, la Sallaz. Le site, mentionné sous le nom castrum de Altaribus en 1297, reste lié à la mouvance des États de Faucigny. En 1320, Pierre et Jacques de Altaribus, fils de Raymond de Beaufort, demandent le droit d’ériger des fourches patibulaires, marquant une phase administrative de son histoire.
Aujourd’hui, il ne subsiste du château médiéval que quelques murs en ruines et un blason à peine lisible, remplacés par une habitation moderne. Son histoire, bien que discrète après le XIIIe siècle, illustre les dynamiques féodales et les enjeux successoraux de la Savoie médiévale, entre dettes seigneuriales et partitions familiales. Les vestiges rappellent aussi l’architecture militaire de l’époque, typique des maisons fortes alpines, conçues pour contrôler les vallées et les axes de communication.