Château des Perrais à Parigné-le-Pôlin dans la Sarthe

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Classique

Château des Perrais

  • Les Perrais
  • 72330 Parigné-le-Pôlin
Crédit photo : Grefeuille - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une association

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1450
Passage à la famille de Broc
1633
Construction de la tour de l'oratoire
Début du XVIIe siècle
Construction de l'aile est
XVIIIe siècle
Construction du corps de logis
1931
Acquisition par le roi d'Espagne
1946
Transformation en institution
21 décembre 1984
Inscription aux monuments historiques
Fin du XIXe siècle
Ajout du pavillon ouest
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château, y compris l'aile du XIXe siècle, et celles des ailes des communs ; l'escalier avec sa cage ; les pièces suivantes du rez-de-chaussée avec leur décor : la salle à manger, la bibliothèque, le grand-salon, la chapelle (cad. E 20) : inscription par arrêté du 21 décembre 1984

Personnages clés

Sébastien de Broc Membre de la famille de Broc ayant fait construire l'aile est au début du XVIIe siècle.
Michel-Armand de Broc Premier marquis du nom ayant fait édifier le grand corps de logis principal au XVIIIe siècle.
Thibaut de Broc Dernier marquis ayant fait réaliser d'importants travaux à la fin du XIXe siècle.
Berthe Worms de Romilly Épouse de Thibaut de Broc, ayant participé aux travaux de rénovation du château.
Alphonse XIII Roi d'Espagne ayant tenté d'acquérir le château en 1931.
Vicomtesse de Lantivy Personnalité ayant offert le domaine à l'Évêché en 1946.
Mgr Grente Responsable de la transformation du château en institution d'enseignement catholique.

Origine et histoire du Château des Perrais

Le château des Perrays, parfois orthographié Perrais, est un château construit à partir du XVe siècle sur la commune de Parigné-le-Pôlin, dans la Sarthe. Le domaine passa dans la famille de Broc par alliance avec la famille de Saint-Benoît en 1450. Sébastien de Broc fixa sa résidence sur la terre des Perrais au début du XVIIe siècle et fit construire vers 1630 l'aile est en l'adossant à une tour du XVe siècle. Au XVIIIe siècle, Michel-Armand de Broc, premier marquis du nom, fit édifier le grand corps de logis principal avec sa façade ouvrant sur la cour d'honneur. À la fin du XIXe siècle, le dernier marquis, Thibaut de Broc, marié à Berthe Worms de Romilly, fit réaliser d'importants travaux : l'architecte Sanson ajouta le pavillon ouest et les arcades bordant la cour, tandis qu'Achille Duchêne dessina les parterres des terrasses et le parc à la française. Les dépendances furent agrandies et la marquise de Broc y installa un hôpital pendant la Première Guerre mondiale. En 1931, le roi d'Espagne Alphonse XIII se porta acquéreur mais renonça aussitôt en raison de la situation politique dans son royaume. Le château fut brièvement occupé par les Allemands en 1940, puis par les Américains en 1944-1945, qui y installèrent une école de déminage. En 1946, la vicomtesse de Lantivy offrit le domaine à l'Évêché, qui le transforma pour accueillir l'Institution Saint-Michel des Perrais, établissement d'enseignement catholique privé ; Mgr Grente souhaitait créer un internat moderne, éloigné des villes, pour former les élites futures. L'Institution cessa ses activités en juillet 2015 ; un vétérinaire nantais acquit le château en avril 2017 pour en faire sa résidence.

Architecturalement, le château se compose de trois parties, la plus ancienne datée du début du XVIIe siècle. Cette façade, sobre, mesure vingt-huit pieds de long sur vingt-quatre de large et présente un toit à deux versants dont la fixation des ardoises est dite droite. L'arrière du logis comporte trois tourelles coiffées de toits coniques en ardoise ; la plus ancienne est la tour de l'oratoire, qui abrite la chapelle et porte la date « 1633 » sous l'une de ses fenêtres. Les ouvertures sont à barreaux avec de petites vitres et les lucarnes de comble sont des lucarnes à pignon à devant triangulaire. D'un point de vue architectural, la partie la plus ancienne peut être qualifiée de gentilhommière. Les façades et toitures du château, y compris l'aile du XIXe siècle et celles des ailes des communs, l'escalier avec sa cage, ainsi que la salle à manger, la bibliothèque, le grand salon et la chapelle au rez-de-chaussée, font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 21 décembre 1984.

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