Frise chronologique
1524
Début de la construction
Début de la construction
1524 (≈ 1524)
Lancement des travaux par Hugues Lucas.
1626
Accord de construction
Accord de construction
1626 (≈ 1626)
Autorisation donnée par César d'Aumont à François Lucas.
Début XVIIe siècle
Conflit sur les fortifications
Conflit sur les fortifications
Début XVIIe siècle (≈ 1704)
Opposition entre François Lucas et Charlotte-Catherine de Villequier.
27 juin 1984
Classement monument historique
Classement monument historique
27 juin 1984 (≈ 1984)
Protection des façades, toitures et douves.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures ; les douves avec leurs murs de soutènement et remparts et leurs ponts ; le portail d'entrée ; la fuie (cad. AC 195) : inscription par arrêté du 27 juin 1984
Personnages clés
| Hugues Lucas - Premier propriétaire |
Initiateur de la construction en 1524. |
| François Lucas - Propriétaire au XVIIe siècle |
En conflit pour les fortifications du château. |
| Charlotte-Catherine de Villequier - Comtesse de Clairvaux |
Opposante aux aménagements défensifs des Robinières. |
| César d'Aumont - Marquis de Clairvaux |
Autorisa l'achèvement des travaux en 1626. |
Origine et histoire
Le château des Robinières, situé à Scorbé-Clairvaux dans le département de la Vienne, fut construit à partir de 1524 sous l’impulsion de Hugues Lucas, premier propriétaire connu. Ce fief dépendait alors de la baronnie de Clairvaux, et son édification s’inscrivait à proximité du château du Haut-Clairvaux. Les travaux initiaux marquèrent le début d’une histoire liée aux tensions seigneuriales locales.
Au début du XVIIe siècle, le château devint l’objet d’un litige entre François Lucas, héritier du domaine, et Charlotte-Catherine de Villequier, comtesse de Clairvaux et veuve de Jacques d’Aumont. Celle-ci contestait notamment les fortifications ajoutées par Lucas, qu’elle jugeait menaçantes pour son propre château. Le conflit se régla en 1626, lorsque César d’Aumont, marquis de Clairvaux et fils de Charlotte-Catherine, autorisa François Lucas à achever la construction des Robinières, à condition qu’aucune fortification ne puisse nuire au château de Clairvaux.
Certains éléments architecturaux du château, dont les façades, les toitures, les douves et la fuie, furent inscrits aux monuments historiques le 27 juin 1984. Ce classement témoigne de la valeur patrimoniale d’un édifice dont l’histoire reflète les dynamiques de pouvoir et les enjeux défensifs de l’époque moderne en Poitou.