Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château des Roches-Saint-Quentin à Saint-Quentin-sur-Indrois en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Renaissance

Château des Roches-Saint-Quentin

    Château des Roches-Saint-Quentin
    37310 Saint-Quentin-sur-Indrois
Propriété privée
Crédit photo : Arcyon37 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1331
Naissance de Jeanne-Marie de Maillé
1449
Autorisation de fortification
1488
Achat par Adam Fumée
XVIe siècle
Transformations Renaissance
1971
Classement partiel
1992
Devenu prieuré
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures de la tour et du pigeonnier (cad. D 240) : inscription par arrêté du 29 octobre 1971

Personnages clés

Jeanne-Marie de Maillé - Bienheureuse catholique Née au château en 1331.
Jean du Puy - Propriétaire en 1449 Obtient l'autorisation de fortifier.
Adam Fumée - Médecin royal et propriétaire Acheteur en 1488, agrandit le domaine.
Adam II Fumée - Héritier et seigneur Regroupe Genillé et Saint-Quentin en 1515.
Charles VII - Roi de France Légende infondée sur Agnès Sorel.

Origine et histoire

Le château des Roches-Saint-Quentin, construit entre le XIVe et le XVIe siècle, est situé à 1 km à l'est du bourg de Saint-Quentin-sur-Indrois, en Indre-et-Loire. Il domine la vallée de l'Indrois depuis un coteau, avec une façade principale orientée vers la rivière. Ce château privé, aujourd'hui prieuré de la Communauté Saint-Jean, ne se visite pas. Seules certaines parties, comme la tour et le pigeonnier, sont inscrites aux monuments historiques depuis 1971.

Le château fut initialement la propriété de la famille de Maillé, où naquit en 1331 Jeanne-Marie de Maillé, future bienheureuse. La tour cylindrique, dernier vestige du XIVe siècle, fut surélevée au XVIe siècle dans un style Renaissance, avec un dôme à écailles et un lanternon. En 1449, Jean du Puy obtint l'autorisation de fortifier l'édifice. Un an plus tard, en 1488, Adam Fumée, médecin des rois Charles VII, Louis XI et Charles VIII, en devint propriétaire après un bref passage sous Pierre Morin.

La famille Fumée, qui possédait aussi le fief de Genillé, agrandit le domaine et obtint en 1536 le droit d'y organiser des marchés et foires. Au XVIIIe siècle, le château passa aux Menou par mariage. Pendant la Révolution, ses armoiries furent martelées. Au XXe siècle, une restauration ajouta un pavillon, tandis que la fuie (pigeonnier) du XVIe siècle, carrée et dotée de 1 100 à 1 600 boulins, témoigne encore de l'étendue du domaine seigneurial.

Une légende locale, infirmée par la chronologie, raconte que Charles VII y aurait enfermé Agnès Sorel dans la tour, surnommée depuis tour de la belle Agnès. Cette tour conserve un escalier à vis sur trois étages et une salle de veille au quatrième. Le pigeonnier, indépendant des communs, illustre l'importance économique du domaine, le nombre de boulins étant proportionnel à la surface des terres.

Depuis 1992, le château abrite un prieuré de la Communauté Saint-Jean. Bien que privé, il reste un exemple remarquable d'architecture défensive transformée en résidence seigneuriale, alliant éléments médiévaux (tour fortifiée, mâchicoulis) et ajouts Renaissance (dôme, bandeaux moulurés).

Liens externes