Frise chronologique
1440
Fondation de la chapelle castrale
Fondation de la chapelle castrale
1440 (≈ 1440)
Chapelle dédiée à Marie-Madeleine par Guillaume de Tranchelion.
vers 1510 - 1524
Construction de la collégiale
Construction de la collégiale
vers 1510 - 1524 (≈ 1517)
Chantier dirigé par Lancelot de la Touche.
1527
Consécration de la collégiale
Consécration de la collégiale
1527 (≈ 1527)
Fondation officielle et vocation funéraire.
vers 1600
Abandon progressif
Abandon progressif
vers 1600 (≈ 1600)
Désertion après les guerres de Religion.
1914
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1914 (≈ 1914)
Protection des ruines du château et collégiale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Guillaume de Tranchelion - Seigneur et fondateur |
Fonda la chapelle castrale en 1440. |
| Lancelot de la Touche - Commanditaire de la collégiale |
Fit édifier la collégiale (1510-1524). |
Origine et histoire
Le château des Roches-Tranchelion, situé à Avon-les-Roches (Indre-et-Loire), est intimement lié à une collégiale édifiée au XVIe siècle. Cette dernière, fondée en 1527 par Lancelot de la Touche, remplace une chapelle castrale dédiée à Marie-Madeleine, construite en 1440 par Guillaume de Tranchelion. Le chantier de la collégiale, débuté vers 1510 et achevé vers 1524, associe des éléments gothiques flamboyants et des décors de la première Renaissance. La crypte, les voûtes de plus de douze mètres, et une tour d'escalier hexagonale témoignent de son ambition architecturale.
La collégiale avait une double vocation funéraire et paroissiale, abritant les sépultures de la famille de la Touche. Endommagée pendant les guerres de Religion, elle fut progressivement abandonnée : désertée vers 1600, desservie épisodiquement jusqu’à la Révolution, puis définitivement laissée à l’abandon. Les ruines du château, incluant des salles basses à meurtrières, subsistent sous l’église, rappelant son origine castrale.
Classées Monument Historique en 1914, les ruines du château et de la collégiale (cadastre ZK 204, 205) sont les vestiges d’un ensemble se dressant à l’emplacement d’un ancien château. Leur état actuel reflète une histoire mouvementée, entre piété seigneuriale, conflits religieux et déclin post-Renaissance.