Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château des Ternes aux Ternes dans le Cantal

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château des Ternes

  • Le Bourg
  • 15100 Les Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Château des Ternes
Crédit photo : VKaeru - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
5128 Le Bourg 15100 Les Ternes

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1383
Destruction par les Anglais
1573
Mariage Lastic-d’Espinchal
début XVIe siècle
Reconstruction du château actuel
1665
Condamnation de Gaspard d’Espinchal
1736
Vente aux Rouillon de Spy
1909
Achat par Alfred Douet
1910
Aménagement des jardins
7 avril 2008
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château en totalité, y compris ses décors intérieurs et ses jardins (cad. B 853) : inscription par arrêté du 7 avril 2008

Personnages clés

Gaspard d’Espinchal (1619–après 1685) - Seigneur des Ternes Condamné à mort en 1665, biens confisqués.
Gasparde d’Espinchal - Héritière des Ternes Épouse Jean de Fontanges en 1665.
Alfred Douet - Propriétaire et historien Acheteur en 1909, commande la restauration.
Émile Lemaigre-Dubreuil - Architecte restaurateur Reconstitue le style médiéval idéalisé (1909–1910).
Treyve - Paysagiste Conçoit les jardins en 1910.
Jean de Fontanges (comte d’Auberoque) - Époux de Gasparde d’Espinchal Héritier des Ternes en 1665.

Origine et histoire du Château des Ternes

Le château des Ternes, situé dans le Cantal, trouve ses origines au XIe siècle comme place stratégique, avant d’être reconstruit au XVe siècle après sa destruction par les Anglais en 1383. L’édifice actuel, de plan massé avec un chemin de ronde sur mâchicoulis, est flanqué d’une tour d’angle sud-ouest et d’une tour d’escalier est. Son histoire est liée à deux familles nobles : les Lastic (héritiers des Henry) et les d’Espinchal (héritiers des Ternes), alliées à plusieurs reprises, comme en témoigne le mariage en 1573 entre Madeleine d’Espinchal et Jean de Lastic.

Au XVIIe siècle, la seigneurie passe aux Fontanges par le mariage de Gasparde d’Espinchal avec Jean de Fontanges en 1665, avant d’être vendue en 1736 à la famille Rouillon de Spy, originaire de Lorraine. Cette dernière, établie à Saint-Flour, en prend le nom et conserve le château jusqu’au XVIIIe siècle. La dernière propriétaire, endeuillée par la mort de son fils, lègue le domaine au diocèse de Saint-Flour en 1899 pour y fonder un noviciat destiné à former des maîtres d’école rurale.

Au début du XXe siècle, le château est acquis en 1909 par Alfred Douet, qui entreprend une restauration ambitieuse avec l’architecte Émile Lemaigre-Dubreuil. Ce dernier réinterprète le style médiéval en ajoutant une tour nord-est, un mur d’enceinte crénelé, et des décors intérieurs néogothiques inspirés des Métamorphoses d’Ovide. Les jardins, aménagés en 1910 par le paysagiste Treyve, mêlent un tracé à la française et un espace anglo-chinois. Classé monument historique en 2008, le château appartient à la commune depuis 1974 et se visite en été.

L’histoire du château reflète les alliances seigneuriales du XIVe au XVIIIe siècle, marquées par des héritages complexes entre les Lastic, les d’Espinchal, et les Fontanges. La confiscation des biens de Gaspard d’Espinchal (condamné à mort en 1665) et la vente ultérieure illustrent les bouleversements politiques de l’Ancien Régime. Au XIXe siècle, sa transformation en noviciat souligne son rôle social, avant que les restaurations du XXe siècle n’en fassent un symbole du patrimoine local, alliant authenticité médiévale et réinterprétations romantiques.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours