Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification du château avec châtelet d'entrée, tour-donjon et bâtiments des gardes.
XIXe siècle
Restauration et remaniement
Restauration et remaniement XIXe siècle (≈ 1865)
Travaux majeurs modifiant certains éléments architecturaux du château.
3 décembre 1930
Classement historique
Classement historique 3 décembre 1930 (≈ 1930)
Inscription des vestiges des anciennes fortifications, de la porte du châtelet et de la chapelle aux monuments historiques.
1998 à 2003
Chantiers de jeunes
Chantiers de jeunes 1998 à 2003 (≈ 2001)
Restauration de petits bâtiments et fouilles des douves par des chantiers de jeunes.
2005
Restauration de la tour-donjon
Restauration de la tour-donjon 2005 (≈ 2005)
Pose d'une nouvelle toiture sur la tour-donjon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle, porte et restes des anciennes fortifications : inscription par arrêté du 3 décembre 1930
Personnages clés
Gilles Niort
Membre de l'association du château ayant contribué à sa restauration et à sa notoriété.
Marie-Claude Bakkal-Lagarde
Organisatrice des chantiers de jeunes pour la restauration du château.
Origine et histoire
Le château de Sanzay se situe près du village de Sanzay, sur la commune d'Argenton-les-Vallées (Deux-Sèvres), aux confins de l'Anjou et du Poitou. Son histoire est principalement liée à la famille de Sanzay. Peu de documents attestent sa construction ou son usage, ce qui rend l'étude archéologique des vestiges essentielle et contraint à formuler des hypothèses vérifiables par des recherches sur le terrain. Depuis mai 2007, le château accueille l'association La Colporteuse.
Construit au XIIIe siècle en zone marécageuse, le château repose sur un dispositif de double protection : une douve externe, dite canal, prend appui sur le pré de l'Étang au nord-est et protège la face occidentale, tandis qu'une douve interne enserre les murs de courtine. Sur la contrescarpe orientale, un talus de terre, sans doute un boulevard, a été rapporté dans une période ancienne et devait offrir une protection passive contre les armes à feu. Les vestiges en élévation datés du XIIIe siècle comprennent principalement le châtelet d'entrée, la tour-donjon et un bâtiment des gardes au nord-est avec une tour d'artillerie.
Gilles Niort et l'association du château ont fait connaître le site à Marie-Claude Bakkal-Lagarde, qui a organisé des chantiers de jeunes de 1998 à 2003. Ces travaux ont permis la restauration de petits bâtiments et de la tour-donjon, et les fouilles des douves ont fait apparaître cinq tours d'enceinte disparues. Plusieurs publications ont rendu compte du dégagement des douves et des projets de remise en eau, notamment dans les bulletins de l'Association pour le Développement de l'Archéologie sur Niort et les Environs.
Le châtelet, flanqué de deux tours, conserve au rez-de-chaussée une porte charretière et une poterne qui ont été rouvertes lors des chantiers d'été, et laisse apparaître les passages d'origine du pont-levis. La tour-donjon, anciennement tronquée et longtemps exposée aux intempéries, a retrouvé une toiture en 2005, posée un niveau en dessous de la toiture initiale. L'accès au premier niveau se fait par une porte sur la face sud, sans communication entre le premier et le second niveau. Le second niveau s'atteint depuis la cour ; sa porte est surmontée d'un panneau sculpté très abîmé dans un tuf calcaire fragile. Un escalier en hélice mène à une chapelle dotée d'une baie gothique : ses murs ont été ornés des blasons de la famille de Sanzay au XVIe siècle et son sol est pavé d'une décoration géométrique.
Les bâtiments orientaux de la cour reposent sur des substructions du XVe siècle. Dans l'angle nord-est subsistent une tour d'artillerie tronquée, initialement destinée à la défense de l'entrée, et le logis des gardes sur deux niveaux. Le château a été profondément remanié au XIXe siècle, au détriment de certains éléments architecturaux. Les vestiges des anciennes fortifications, la porte du châtelet et la chapelle aux baies gothiques ont été inscrits au titre des monuments historiques le 3 décembre 1930.