Frise chronologique
XIIIe siècle (vers 1250-1300)
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (vers 1250-1300) (≈ 1275)
Tour circulaire et enceinte quadrangulaire édifiées.
15 septembre 1440
Arrestation de Gilles de Rais
Arrestation de Gilles de Rais
15 septembre 1440 (≈ 1440)
Arrêté par Jean Labbé au château.
1580-1600
Nouveaux travaux de fortification
Nouveaux travaux de fortification
1580-1600 (≈ 1590)
Renforcement des défenses du château.
1792
Incendie pendant la Révolution
Incendie pendant la Révolution
1792 (≈ 1792)
Château brûlé durant la guerre de Vendée.
1804
Vente à la ville de Machecoul
Vente à la ville de Machecoul
1804 (≈ 1804)
Transformé en carrière de pierres ensuite.
2004
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2004 (≈ 2004)
Protection des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les éléments bâtis fortifiés subsistants des anciens château et place-forte (cad. AO 117, 118 ; C 932 à 342) : inscription par arrêté du 17 mars 2004
Personnages clés
| Gilles de Rais - Seigneur de Retz et baron de Machecoul |
Y vécut et y fut arrêté. |
| Jean Labbé - Capitaine d'armes du duc de Bretagne |
Arrêta Gilles de Rais en 1440. |
| Henri de Gondi - Noble né au château (1590-1659) |
Membre de la famille de Gondi. |
| Pierre de Gondi - Seigneur ayant vécu et mort au château |
Décédé en 1676 sur place. |
| Alexandre de Brie-Serrant - Dernier seigneur de Retz (1748-1814) |
Exproprié en 1804 avant la vente. |
Origine et histoire
Le château de Machecoul, aussi appelé « château de Gilles de Rais », est un ancien château fort aujourd’hui ruiné, situé dans la commune de Machecoul-Saint-Même, en Loire-Atlantique. Construit au XIIIe siècle, il a remplacé un édifice primitif érigé à la fin du XIe siècle par les seigneurs de Retz de la famille Chabot. Ce site stratégique, situé en bordure de la rivière Le Falleron, fut une forteresse majeure des Marches de Bretagne-Poitou, aux côtés des châteaux de La Garnache, Palluau ou Tiffauges.
Le château a connu trois phases de construction : une tour circulaire au début du XIIIe siècle, un châtelet au XVe siècle, et un soubassement de logis vers 1500, avec des embrasures à la française. Des fortifications supplémentaires furent ajoutées entre 1580 et 1600. Le site, de style ogival, comportait une enceinte quadrangulaire flanquée de tours circulaires (datées entre 1250 et 1300), un donjon, une herse et un pont-levis. À son apogée, il abritait une chapelle dédiée à la Vierge et un oratoire privé.
Le château est indissociable de Gilles de Rais (1405-1440), qui y vécut et y fut arrêté le 15 septembre 1440 par Jean Labbé, capitaine du duc de Bretagne, avant d’être jugé à Nantes. D’autres figures marquantes y sont liées, comme Henri de Gondi (1590-1659), né sur place, ou Pierre de Gondi (1602-1676), qui y mourut. La forteresse servit aussi de lieu d’exécution pendant la Révolution, avant d’être brûlée en 1792 lors de la guerre de Vendée.
Au XIXe siècle, le château, vendu à la ville de Machecoul, fut transformé en carrière de pierres pour empierrer les routes et construire des maisons. En 1825, il était encore partiellement conservé, mais il n’en subsiste aujourd’hui que des vestiges : les murs extérieurs du donjon et un pan de mur intérieur. Le site, inscrit aux monuments historiques en 2004, appartient désormais à la famille de Grandmaison et se visite partiellement via un sentier piétonnier.
Des fouilles archéologiques récentes ont révélé des fondations et des poteries, tandis qu’un spectacle son et lumière estival retrace la vie de Gilles de Rais. Le baptistère de l’église actuelle de Machecoul provient de la chapelle du château, dernier témoignage de son passé religieux et seigneurial.
Devenir actuel
Un spectacle son et lumière, retraçant la vie de Gilles de Rais (Les Mystères de Gilles de Rais), se déroule chaque été sur le site du château.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site du château ci-dessus.