Frise chronologique
XVe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
XVe siècle (≈ 1550)
Seul vestige religieux du village disparu.
1714
Don en fief par le duc Léopold
Don en fief par le duc Léopold
1714 (≈ 1714)
Cédé à Henri de Mallan, chevalier irlandais.
1737
Début des travaux de la ferme
Début des travaux de la ferme
1737 (≈ 1737)
Commandés par Jacques-Henry de Mallan.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Léopold Ier (duc de Lorraine) - Propriétaire ducale |
Cède Olferding en fief en 1714. |
| Henri de Mallan - Chevalier irlandais |
Garde du corps du duc, premier bénéficiaire. |
| Jacques-Henry de Mallan - Lieutenant au régiment de Saxe |
Fait construire la ferme en 1737. |
| Famille Gavenesch - Maçons de Bining |
Réalisent les travaux en 1737. |
Origine et histoire
La ferme d'Olferding, située à Gros-Réderching en Moselle, est l’un des derniers vestiges du village disparu d’Alberting (ou Albertingen), dont le nom a évolué en Olferding au fil des siècles. Ce hameau, mentionné dès 1577 sous le nom d’Albertingen, était implanté dans la vallée du Wolferbach, à 1 500 mètres à l’est du village actuel. Il n’en subsiste aujourd’hui qu’une chapelle du XVe siècle et la Olferdinger Hof, une ferme dont l’histoire est liée à la famille ducale de Lorraine. Le site, autrefois possession des ducs, fut cédé en 1714 par Léopold Ier à Henri de Mallan, un chevalier irlandais devenu garde du corps du duc.
Les bâtiments actuels furent érigés à partir de 1737 sous l’impulsion de Jacques-Henry de Mallan, fils d’Henri et lieutenant au régiment de Saxe. Les travaux furent confiés aux maçons Gavenesch, originaires de Bining. Bien que des adjonctions récentes aient altéré les abords, le logis principal a conservé son aspect d’origine, mêlant traits bourgeoise et influences rurales. Sa façade, encadrée de deux pavillons et couverte de toits de tuiles plates, témoigne de cette architecture hybride. Le nom Olferding dérive quant à lui d’une évolution onomastique du germanique Albert-ing, où Albert fut plus tard transposé en Olfard ou Olfred.
La toponymie du lieu reflète cette transformation linguistique, avec des mentions variées au fil des siècles : Olbertingen (1681), Olferdingen (1736), ou encore ferme d’Olferding (1967). Le site est également associé à une chapelle du XVe siècle, dernier vestige religieux du village disparu. Une étude publiée en 1977 dans Les Cahiers lorrains documente cette chapelle, soulignant son importance historique dans le pays de Bitche. Aujourd’hui, la ferme d’Olferding incarne à la fois un patrimoine architectural lorrain et la mémoire d’un lieu habité depuis le Moyen Âge.