Château dit Schlossberg et enceinte à Kaysersberg dans le Haut-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château dit Schlossberg et enceinte

  • 3-25 Rue des Forgerons
  • 68240 Kaysersberg Vignoble
Château dit Schlossberg et enceinte
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Château dit Schlossberg et enceinte
Crédit photo : Torsade de Pointes - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1227
Acquisition du site
1261
Modification de la courtine
1ère moitié XIIIe siècle
Construction du château
XIVe siècle
Résidence du prévôt
1583
Restauration du château
1796
Vente du château
1841
Classement au titre des monuments historiques
1995
Inscription au titre des monuments historiques
1er janvier 2008
Transfert de propriété
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ruines du château (cad. 4 45 ; 12 106) : classement par arrêté du 1er octobre 1841. Vestiges de l'enceinte reliant le château au système fortifié de la ville, tels qu'ils figurent sur le plan annexé à l'arrêté (cad. 1 2, lieudit Ville ; 4 12, 14 à 16, 18 à 20, 23, 44, 47, 51, lieudit Ville, 17, sis 13 rue des Forgerons) : inscription par arrêté du 18 septembre 1995

Personnages clés

Frédéric II de Hohenstaufen Empereur pour qui le château a été édifié.
Albin Woelflin Bailli impérial responsable de la construction du château.
Lazarre de Schwendi Personnage ayant restauré le château en 1583.
François-Joseph Boecklin de Boecklinsau Acquéreur du château en 1796.

Origine et histoire du Château du Schlossberg

Le Schlossberg, appelé aussi château de Kaysersberg, est un château fort du XIIIe siècle en ruines qui domine la crête granitique au nord‑ouest de la commune de Kaysersberg (Haut‑Rhin). Il a été édifié au début du XIIIe siècle pour l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen par le bailli impérial Albin Woelflin ; l'enceinte date du premier tiers de ce même siècle. Le site fut acquis en 1227 des sires de Horbourg et de Ribeaupierre. Par sa position, le château verrouillait un passage transvosgien vers la Lorraine et assurait ainsi un rôle stratégique pour l'Empire. Le donjon circulaire, la partie la plus ancienne, est l'un des premiers de ce type dans la vallée du Rhin supérieur et a été conçu dans le même dessein que celui du château de Pflixbourg. La courtine primitive, interrompue par le donjon, fut remplacée après 1261 par une courtine enchemisant le donjon selon un plan en bec, permettant une circulation continue sur la muraille et doublant la défense du côté de l'attaque. Le flanc oriental de la chemise subsiste sur toute sa hauteur — le logis du XIIIe siècle s'y adossait — et l'amorce du flanc occidental est également conservée. Au XIVe siècle, le château servait de résidence au prévôt ou bailli impérial. Après un incendie, l'enceinte fut surhaussée de quatre mètres et la chemise doublée. Dans la seconde moitié du XVe siècle, les défenses furent modernisées pour l'usage des armes à feu : les créneaux furent fermés par des volets en bois, les merlons pourvus de fentes de tir et le chemin de ronde entièrement couvert. À cette époque, le château n'était plus qu'un sous‑bailliage et son personnel avait été fortement réduit. Pendant la guerre des Paysans, il fut assiégé, puis restauré en 1583 par Lazarre de Schwendi. Les fouilles et l'étude archéologique montrent un abandon de l'édifice à la fin du XVIe siècle. Vendu avec les biens nationaux, il fut acquis en 1796 par François‑Joseph Boecklin de Boecklinsau, qui y planta des vignes, puis il passa à la famille Bastard. Propriété de l'État (ministère de la Culture) jusqu'en 2008, la propriété a été transférée à la commune le 1er janvier 2008. Les ruines sont classées au titre des monuments historiques depuis le 1er octobre 1841 et les vestiges de l'enceinte reliant le château au système fortifié de la ville ont été inscrits le 18 septembre 1995. Des travaux de restauration ont été menés en 1999 par des bénévoles de l'association Chantiers histoire et architecture médiévales. Le site, de plan triangulaire, est dominé à la pointe dirigée vers l'attaque par le donjon circulaire ; les murs intérieurs étaient recouverts de crépi. De nombreuses publications et ressources patrimoniales documentent ce monument et son histoire.

Liens externes