Origine et histoire du Château du Bartas
Le château du Bartas, situé à Saint-Georges dans le Gers, fut édifié entre 1567 et 1569 par François de Saluste, un riche marchand gascon. Ce dernier acquiert en 1565 une terre appartenant à l’évêque de Lombez, où ne se trouvent alors qu’une ferme et des bois. Le contrat de construction, signé le 11 septembre 1567, prévoit une demeure seigneuriale achevée fin 1569, marquant la transformation du site en fief noble.
Le château devient la résidence de Guillaume de Saluste du Bartas, fils de François et poète renommé du XVIe siècle, qui y vécut toute sa vie. Il y écrit une partie de son œuvre majeure, La Semaine, où il célèbre son domaine en vers, comparant son « cher Bartas » au Louvre. Le château, transmis à ses héritiers, reste dans la famille jusqu’au XIXe siècle, avant d’être vendu à des propriétaires successifs, dont la princesse Margarita de Bourbon-Parme au début des années 2000.
Architecturalement, le château se compose initialement d’un logis quadrangulaire à deux étages, flanqué d’une tour polygonale à mâchicoulis abritant un escalier à vis. Au fil des siècles, des tours circulaires sont ajoutées aux angles, et la façade arrière est achevée en colombages. La cour carrée est entourée de bâtiments de communs, typiques des gentilhommières gasconnes de la Renaissance. Le château est inscrit aux monuments historiques le 3 septembre 1934.
Le site est indissociable de la figure de Guillaume de Saluste du Bartas, dont l’œuvre littéraire et la vie sont étroitement liées à ce domaine. Après sa mort, le château passe entre les mains de ses descendants, puis de familles comme les d’Estarac, avant d’être acquis par des personnalités variées, dont le styliste Frédéric Castet. Aujourd’hui, il témoigne à la fois de l’architecture seigneuriale gasconne et de l’héritage culturel de la Renaissance.
Les sources historiques, notamment Wikipedia et Monumentum, soulignent son importance patrimoniale et littéraire. Le château, bien que privé, reste un symbole local, associé à la fois à l’histoire noble du Gers et à la poésie de la Pléiade. Son inscription en 1934 consacre sa valeur historique et architecturale, tout en préservant la mémoire de son illustre occupant.