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Château du Besset à Tence en Haute-Loire

Château du Besset

    431 Chemin de la Tour
    43190 Tence
Propriété privée
Crédit photo : Sdo216 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Première attestation des seigneurs
XIVe siècle
Construction du donjon carré
XVIe siècle
Rôle durant les guerres de Religion
1768
Vente à Joseph Brioude
XIXe siècle (après 1830)
Agrandissement majeur du logis
30 septembre 1991
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. AW 75) : inscription par arrêté du 30 septembre 1991

Personnages clés

Famille d'Usson - Premiers seigneurs attestés Possession avant 1324, puis transmission.
Famille La Tour-Maubourg - Propriétaire avant 1324 Seigneurs du Besset au Moyen Âge.
Famille Le More - Acquéreur en 1519 Propriétaire jusqu’au milieu du XVIe.
Famille Luzy de Pélissac - Propriétaire à partir de 1551 Conserve le domaine jusqu’au XVIIIe siècle.
Christophe Allouès - Seigneur de la Fayette Vend le château en 1768.
Joseph Brioude - Chirurgien et acquéreur en 1768 Fondation d’une lignée propriétaire jusqu’à aujourd’hui.

Origine et histoire

Le château du Besset, implanté au sud du village de Tence en Haute-Loire, trouve ses origines au XIIIe siècle avec l’attestation des seigneurs de Besset. La partie la plus ancienne, un donjon carré du XIVe siècle, constitue le cœur médiéval de l’édifice. Ce donjon, à un étage par niveau, est flanqué d’une tour ronde abritant un escalier en vis, typique des fortifications de l’époque. Les textes mentionnent aussi une seigneurie active dès 1250, liée à des familles nobles comme les d’Usson, les La Tour-Maubourg (avant 1324), puis les Le More (à partir de 1519) et les Luzy de Pélissac (à partir de 1551).

Durant les guerres de Religion, le château joue un rôle stratégique dans la lutte contre les protestants dans la région de Tence, reflétant les tensions religieuses du XVIe siècle. Les sources soulignent son importance comme place forte locale. Au XVIIIe siècle, des bâtiments de liaison sont ajoutés entre la tour et le logis, modernisant partiellement la structure. Le XIXe siècle marque une transformation majeure : le corps de logis est doublé en superficie, et un nouveau bâtiment relie le donjon à la tour, unifiant l’ensemble.

Architecturalement, le château mêle des éléments défensifs médiévaux (donjon, tour crénelée avec bretèches) et des agrandissements résidentiels des XVIIIe et XIXe siècles. Le logis, en moellon et pierre de taille, comprend deux étages et une grande salle voûtée au rez-de-chaussée. La tour ronde, couverte d’un toit conique, et la tour carrée (à toit en pavillon) illustrent cette dualité. Malgré des remaniements, le donjon reste le témoin le plus ancien, classé monument historique en 1991 pour ses façades et toitures.

La propriété change plusieurs fois de mains : vendue en 1768 par Christophe Allouès (seigneur de la Fayette) à Joseph Brioude, un chirurgien, elle reste dans la famille Brioude jusqu’à une époque récente. Les archives évoquent aussi une ferme attitrée, aujourd’hui indépendante. L’édifice, bien que privé, incarne l’évolution des maisons fortes en Auvergne-Rhône-Alpes, passant de la forteresse médiévale à la résidence seigneuriale, puis bourgeoise.

Les incertitudes subsistent sur la chronologie exacte de certaines parties, comme le logis primitif peut-être contemporain de la tour d’escalier circulaire, similaire à d’autres maisons fortes locales (ex. : la Borie à Chenereilles). Les sources (Wikipedia, Monumentum) confirment cependant son inscription au titre des monuments historiques pour son intérêt patrimonial régional.

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