Frise chronologique
début XVIe siècle
Maison noble initiale
Maison noble initiale
début XVIe siècle (≈ 1604)
Résidence des greffiers de Lanvollon
1702
Aménagement des jardins
Aménagement des jardins
1702 (≈ 1702)
Création des espaces verts
1706
Achèvement de l'étang
Achèvement de l'étang
1706 (≈ 1706)
Élément paysager majeur
1718
Construction des communs
Construction des communs
1718 (≈ 1718)
Bâtiments agricoles et services
1723
Achèvement du pavillon et chapelle
Achèvement du pavillon et chapelle
1723 (≈ 1723)
Sculptures par Corlay
1795
Dégradations révolutionnaires
Dégradations révolutionnaires
1795 (≈ 1795)
Dommages par soldats républicains
1993
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1993 (≈ 1993)
Protection de l'ensemble architectural
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble formé par le château, les dépendances, la chapelle, le colombier, l'orangerie, la cour d'honneur et le jardin (cad. D 753, 754, 756, 757, 763, 769 à 771) : inscription par arrêté du 24 décembre 1993
Personnages clés
| Corlay - Sculpteur |
Auteur des sculptures de 1723 |
Origine et histoire
Le château du Bois de la Salle, situé à Pléguien dans les Côtes-d’Armor, est un monument emblématique du premier quart du XVIIIe siècle. À l’origine, au début du XVIe siècle, il s’agissait d’une maison noble appartenant à des greffiers héréditaires de la cour de Lanvollon. L’ensemble actuel, avec ses jardins aménagés en 1702 et son étang achevé en 1706, reflète les transformations majeures réalisées au début des années 1700, dont l’élévation des étages et la construction des communs en 1718.
En 1723, le pavillon et la chapelle, ornés de sculptures par Corlay, marquent l’aboutissement des travaux. La Révolution française impacte le domaine : déclaré bien national en 1795, il subit des dégradations causées par des soldats républicains. L’architecture du château, organisée autour d’une cour d’honneur fermée par un portail, inclut des bâtiments latéraux (sellerie et chapelle), une basse-cour avec communs, ainsi qu’un jardin doté d’une orangerie et d’un colombier. Des vestiges d’une motte féodale ou d’un camp romain subsistent en forêt, ajoutant une dimension historique antérieure.
Classé Monument Historique en 1993, le château du Bois de la Salle illustre l’évolution d’une demeure seigneuriale en un ensemble architectural cohérent, mêlant fonctions résidentielles, religieuses (chapelle) et agricoles (dépendances). Son colombier, typique des domaines nobles, et ses jardins structurés témoignent de l’importance accordée à la fois au prestige et à l’autonomie économique sous l’Ancien Régime. Les sculptures de Corlay, bien que peu documentées, soulignent l’influence des artisans locaux dans l’embellissement des résidences aristocratiques bretonnes.