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Château du Bois-Guignot à Bécon-les-Granits en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château du Bois-Guignot

    Le Bois Guignot49370 Bécon-les-Granits
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe-XVe siècles
Construction médiévale
1832-1836
Modifications romantiques
milieu du XVIIIe siècle
Reconstruction et remodelage
8 mars 2006
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures de l'ensemble du château ; les décors intérieurs du rez-de-chaussée et du premier étage du corps de logis principal du château ; les décors intérieurs du premier étage de l'aile est du château ; les communs, la chapelle XIXe siècle et la fuie, en totalité ; les tracés essentiels du parc (la cour d'honneur avec ses murs, pavillons et grilles de clôture, les douves et pièces d'eau, le jardin clos de murs avec exèdre, les trois allées de la patte d'oie, la grande allée menant au bourg) (cad. E 143 : pièce d'eau, 145, 146 : jardin clos, 148, 151, 153 : allée de la patte d'oie, 651 : allée menant au bourg, 835 : partie des communs, 836 : sol de l'une des allées de la patte d'oie, 838 : château et cour d'honneur, 839 : fuie, 840 : chapelle 19e) : inscription par arrêté du 8 mars 2006

Personnages clés

Irène Maurel de Maillé de la Tourlandry - Restauratrice A contribué à la remise en état.

Origine et histoire du Château du Bois-Guignot

Le château du Bois-Guignot, implanté à Bécon-les-Granits dans le département de Maine-et-Loire, trouve ses origines au Moyen Âge. À cette époque, le site était protégé par des douves en eau, caractéristiques des manoirs fortifiés des XIVe et XVe siècles. Ces éléments défensifs reflètent l’importance stratégique des résidences seigneuriales dans une région marquée par les conflits féodaux et la nécessité de se protéger.

Au milieu du XVIIIe siècle, le château connaît une reconstruction majeure et un remodelage complet de son environnement. La façade symétrique, ornée de bandeaux horizontaux, est mise en valeur par une cour d’honneur accessible depuis l’extérieur via une patte d’oie. Ces aménagements illustrent l’évolution des goûts architecturaux vers plus de symétrie et d’ouverture, typiques de l’époque des Lumières.

En 1836, des modifications supplémentaires donnent au château son aspect actuel. La façade arrière est enrichie d’ailes et de pavillons, masquant partiellement la structure du XVIIIe siècle, tandis qu’une chapelle néogothique est ajoutée après 1832. Ces ajouts reflètent le goût romantique du XIXe siècle pour les styles médiévaux revisités. Le château, inscrit aux monuments historiques en 2006, conserve des éléments protégés comme les façades, les décors intérieurs, les communs, la chapelle, et les tracés essentiels du parc, incluant douves, allées et exèdre.

Le domaine est également marqué par l’intervention d’Irène Maurel de Maillé de la Tourlandry, qui a contribué à sa remise en état. Cette restauration témoigne de l’attachement des propriétaires successifs à la préservation d’un patrimoine à la fois médiéval, classique et romantique, caractéristique de l’histoire architecturale angevine.

Liens externes

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