Frise chronologique
XVIe siècle
Origines du repaire
Origines du repaire
XVIe siècle (≈ 1650)
Tour et caves médiévales des de Bosc.
milieu XVIe siècle
Passage aux Laduguie
Passage aux Laduguie
milieu XVIe siècle (≈ 1650)
Agrandissement avec corps de logis et tour.
1765
Acquisition par les Lisleferme
Acquisition par les Lisleferme
1765 (≈ 1765)
Reconstruction et symétrisation du château.
1952
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1952 (≈ 1952)
Protection des façades et toitures.
XXe siècle (milieu)
Transformation en colonie de vacances
Transformation en colonie de vacances
XXe siècle (milieu) (≈ 2007)
Réaménagements pour le Comptoir d’Escompte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les couvertures (cad. D 229) : inscription par arrêté du 26 mai 1952
Personnages clés
| Famille de Bosc - Premiers seigneurs |
Propriétaires de l’ancien repaire médiéval. |
| Famille Laduguie - Propriétaires au XVIe siècle |
Agrandissent le château avec un logis. |
| Pierre Romain Nicolas de Lisleferme - Négociant protestant bordelais |
Reconstruit le château au XVIIIe siècle. |
Origine et histoire
Le château du Bosc, situé à Masquières (Lot-et-Garonne), est un édifice dont les origines remontent au XVIe siècle, avec des vestiges plus anciens comme des caves voûtées du XIVe siècle. Il fut initialement le repaire de la famille de Bosc, puis passa à la famille Laduguie au milieu du XVIe siècle. Une tour quadrangulaire du XVIe siècle, ainsi qu’une chapelle du XVIIe siècle, témoignent de ces premières phases de construction. Le plan en U du château, avec son corps de logis central et ses deux pavillons, masque un désaxement côté terrasse, révélateur de campagnes de construction successives.
Au XVIIIe siècle, la famille Nicolas de Lisleferme, des négociants protestants bordelais, acquiert la seigneurie en 1765 et entreprend une reconstruction ambitieuse. Le château est alors agrandi, symétrisé, et intégré à un vaste domaine viticole qui restera dans la famille jusqu’au milieu du XXe siècle. Les aménagements incluent une façade classique côté cour, un escalier monumental, et une grille en ferronnerie marquant l’entrée. Un plan de 1783 atteste de sa configuration actuelle, à l’exception d’un jardin régulier aujourd’hui disparu.
Après la Seconde Guerre mondiale, le château est transformé pour accueillir une colonie de vacances destinée au personnel du Comptoir d’Escompte (futur BNP). Les intérieurs sont réaménagés, et la façade extérieure est restaurée dans le 3e quart du XXe siècle, avec la suppression des enduits et le rejointoiement au ciment. Inscrit aux monuments historiques en 1952, le château abrite aujourd’hui un centre de loisirs géré par le Comité central d’entreprise de la BNP.
L’architecture du château mêle des éléments défensifs hérités du XVIe siècle, comme la tour nord-ouest percée de canonnières, et des ajouts classiques du XVIIIe siècle, tels les pavillons à toiture en pyramide ou la balustrade Louis XIV. Les dépendances, incluant un possible ancien colombier, ainsi que les caves médiévales, rappellent son évolution depuis un repaire seigneurial jusqu’à une résidence viticole, puis un lieu de villégiature collective.