Frise chronologique
XIIe siècle
Attestation du fief
Attestation du fief
XIIe siècle (≈ 1250)
Premières mentions de Bosc-Roger et sa basse-cour.
Début XVIe siècle
Construction du manoir
Construction du manoir
Début XVIe siècle (≈ 1604)
Manoir en pan de bois avec tourelle d’angle.
1786-1789
Château néo-classique
Château néo-classique
1786-1789 (≈ 1788)
Construction par le marquis de Monthiers.
2003
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2003 (≈ 2003)
Protection du site castral en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le site castral en totalité avec tous ses éléments bâtis, à savoir : le château neuf et son potager, l'ancien site castral et ses éléments bâtis dont le vieux château, l'ancienne église, le colombier, les murs de clôture correspondant aux parcelles AC 38, 39, 27, 28 et les sols de la parcelle AC 40 : inscription par arrêté du 11 avril 2003
Personnages clés
| Marquis de Monthiers - Commanditaire |
Fit construire le château néo-classique (1786-1789). |
Origine et histoire
Le fief de Bosc-Roger, attesté depuis le XIIe siècle, était organisé autour d’une basse-cour dont le tracé partiel subsiste aujourd’hui. Ce site englobait une église paroissiale, un manoir en pan de bois du début du XVIe siècle doté d’une tourelle d’angle, ainsi qu’un colombier. Ces bâtiments, transformés en dépendances agricoles au XIXe siècle, illustrent l’organisation typique d’un domaine seigneurial médiéval. Leur état actuel reflète à la fois leur ancienne fonction résidentielle et leur adaptation ultérieure aux besoins agricoles.
Entre 1786 et 1789, le marquis de Monthiers fit édifier, en dehors de l’enceinte castrale originelle, un nouveau château de style néo-classique en brique et pierre. Ce bâtiment, dont les décors intérieurs (lambris, cheminées, alcôves) sont partiellement conservés, marque une rupture architecturale avec le manoir médiéval. L’ensemble, classé Monument Historique en 2003, symbolise la transition entre un site féodal et une résidence aristocratique des Lumières, bien que certains éléments soient aujourd’hui menacés par un défaut d’entretien depuis les années 1990.
Le site castral, protégé dans sa totalité, inclut aussi les vestiges de l’ancien château, l’église, le colombier et les murs de clôture d’origine. Ces éléments matérialisent près de sept siècles d’histoire, du XIIe au XVIIIe siècle, offrant un exemple rare d’évolution continue d’un domaine seigneurial normand. La présence d’un potager attitré au château neuf souligne par ailleurs l’importance des aménagements paysagers dans les résidences aristocratiques de la fin de l’Ancien Régime.