Frise chronologique
Début XVIIe siècle (vers 1600-1625)
Construction initiale
Construction initiale
Début XVIIe siècle (vers 1600-1625) (≈ 1604)
Pour Simon Arnout, contrôleur de Marie de Médicis
1740-1770
Extension du domaine
Extension du domaine
1740-1770 (≈ 1755)
Aile orientale et fermeture de la basse-cour
1786-1810
Reconstruction totale
Reconstruction totale
1786-1810 (≈ 1798)
Château et communs rebâtis sur place
1852
Démolition définitive
Démolition définitive
1852 (≈ 1852)
Seuls subsistent pavillons et grille
5 novembre 1975
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
5 novembre 1975 (≈ 1975)
Façades, toitures et grille protégées
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures des deux pavillons d'entrée ; grille d'honneur en fer forgé (cad. C 180) : inscription par arrêté du 5 novembre 1975
Personnages clés
| Simon Arnout - Maître d'œuvre et commanditaire |
Contrôleur général de Marie de Médicis |
| Marie de Médicis - Figure historique liée |
Son entourage commandita le château |
| David Scart - Propriétaire actuel |
Détenteur du domaine fermé au public |
Origine et histoire
Le Château du Buisson, situé à Marolles-en-Brie (Val-de-Marne), trouve ses origines au début du XVIIe siècle. Il est initialement construit pour Simon Arnout, contrôleur général de la maison de Marie de Médicis. Ce premier édifice, érigé dans le premier quart du XVIIe siècle, marque le début d’une histoire architecturale mouvementée, liée à des figures influentes de l’Ancien Régime.
Entre 1740 et 1770, le domaine connaît des transformations majeures : une aile orientale est ajoutée et la basse-cour est fermée, comme en témoignent les cartes de Delagrive (1740) et des chasses (1770). Ces aménagements reflètent l’évolution des besoins résidentiels et symboliques de l’aristocratie sous Louis XV. Cependant, le château et ses communs subissent une reconstruction totale entre 1786 et 1810, après leur démolition sur le même emplacement, probablement pour moderniser ou agrandir le domaine.
Un second épisode de destruction intervient en 1852, où château et communs sont à nouveau rasés. Seul subsistent aujourd’hui deux pavillons d’entrée et une grille en fer forgé, classés Monuments Historiques depuis 1975. Ces vestiges, bien que fragmentaires, rappellent le faste passé du domaine et son importance dans le paysage local. La grille, notamment, illustre le savoir-faire des forgerons du XVIIIe siècle.
Le site, fermé au public, appartient aujourd’hui à un propriétaire privé, M. David Scart. Son histoire, marquée par des reconstructions successives, reflète les bouleversements architecturaux et sociaux de l’Île-de-France entre le XVIIe et le XIXe siècle. Les archives, comme les plans d’intendance ou le cadastre napoléonien, restent des sources précieuses pour retracer son évolution.
La localisation du château, à proximité de Paris, en fait un témoin des dynamiques territoriales de la région. À l’époque moderne, Marolles-en-Brie, comme d’autres villages francilien, était marquée par une économie rurale et une organisation sociale hiérarchisée, où les seigneurs locaux, comme Simon Arnout, jouaient un rôle central dans l’administration et la vie quotidienne.